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Fin de cet événement dans 1 mois - Date du 12 juillet 2019 au 21 juillet 2019

59e FESTIVAL INTERNATIONAL DE « JAZZ À JUAN »

Chaque année, autour de la mi-juillet, Antibes devient jazz ! Totalement jazz ! Non seulement il y a son fameux festival dans la pinède de Juan-les-Pins, mais toutes les rues de la ville s’animent de concerts improvisés auxquels le OFF donne toute liberté.

Le plus ancien Festival de Jazz d’Europe fêtera ses 60 ans l’an prochain.

Diana Krall ©DR

Pour passer à cette nouvelle dizaine, son directeur Philippe Baute et Jean-René Palacio, directeur artistique de la manifestation, souhaitent une sélection époustouflante, aussi ont-ils déjà contacté quelques « stars » mises en réserve pour un anniversaire exceptionnel. De ce fait, de nombreux artistes nouveaux venus à Juan sont au programme très éclectique de cette année qui semble davantage en retrait par rapport aux sélections précédentes, quoique de fabuleuses soirées se profilent, imprégnées de l’inattendu de ce renouvellement évident !

Depuis six décennies, le Festival a su garder sa légende, d’abord grâce à la magie de son cadre enchanteur en bord de mer.

Le public regarde le soleil se coucher tout en écoutant la musique, une grande musique accessible à tous ! Et en restant ouvert à une programmation évolutive, le public voit les modes changer dans la musique comme dans tout autre domaine. Il faut séduire les jeunes qui n’ont pas, en jazz comme ailleurs, les mêmes goûts que papa et maman.

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Au cours de la grande parade de Sidney Bechet, les jazz, tous les jazz se répandront dans les rues d’Antibes et de Juans-les-Pins. Dès le 12 juillet, «  Jammin’Summer session  » retrouvera de véritables révélations qui se sont produites en octobre 2018 dans le cadre de Jammin’Juan (le marché des professionnels du Jazz). Ils reviendront, avec leurs formations émergentes, régaler le public dans la petite pinède et sur la place Nationale, au centre d’Antibes. Il y aura la soirée républicaine (donc gratuite, sur invitations) du 14 juillet, où se produiront, avant et après le rituel feu d’artifice, Omri Mor, un célèbre pianiste israélien aux influences multiples, Ékram, un chanteur et guitariste d’une minorité ethnique chinoise et le groupe atypique de jazz français Electro Deluxe qui transcende les genres.

George Benson (Credit - Rick Triana)

Les festivités commencent le 13 juillet avec George Benson, crooner légendaire et guitariste hors pair. Depuis 1964 - sa première fois à Juan - il est déjà venu fréquemment dans la pinède où il a fait danser un public qui lui est d’emblée acquis. Le même soir, le Steve Gadd Band est à l’affiche. Venu trois fois en accompagnement de stars, Steve Gadd prouvera, s’il le fallait encore, son étonnante technicité à la batterie.

Le 15 juillet, un nouveau venu à Juan : le groupe Delgrès réunit trois musiciens d’origine antillaise qui prônent le combat pour la liberté et leurs blues le clameront (Delgrès est le nom d’un héros oublié qui lutta contre l’esclavage et préféra la mort à la soumission). Au cours de la même soirée - décidément très blues – Ben Harper sera aussi sur scène, avec sa guitare et son élégance décontractée, pour clamer la beauté qui l’entoure. Partant du blues, ce véritable « showman » couvre toutes les musiques dérivées : folk, rock, funk et reggae avec des reprises de Bob Marley. N’étant pas venu à Juan depuis 20 ans, il est très attendu !

Le 16 juillet, Magma, un groupe parisien fondé par le compositeur-batteur-chanteur Christian Vander, apporte un son original entre le jazz, le rock et le classique avec des morceaux chantés dans une langue très gutturale. Ce groupe divise : on aime ou pas. A chacun de voir !

Groupe londonien composé de huit musiciens, King Crimson vient pour la première fois à Juan avec son rock progressif. Robert Fripp est le seul membre permanent de ce groupe apte aux changements : ses membres et ses musiques bougent sans cesse et des surprises sont à prévoir pour sa première venue à Juan.

Nouveau venu aussi, Louis Cole ! Cet Américain s’est fait un nom en solo en aimant le burlesque et les facéties, même si la mélancolie y est aussi inscrite. Tout y est léger en lui et pour lui. Dans une ambiance de fête, lui succédera le collectif brooklynois Snarky Puppy (chiots fous, en français) pour une expérience surprenante où le public ne sait s’il écoute du jazz, du rock ou quoi d’autre, tant le mélange fait exploser les frontières stylistiques habituelles. Soirée joyeusement jazzy donc le 17 !

Le 18, pour l’ouverture à des stars non cataloguées dans la catégorie jazz, un premier concert à Juan pour le très attendu Jamiroquai, icône de la pop, du funk, du jazz et de la soul.

De renommée mondiale, ce chanteur a su imposer son style, tout comme le groupe britannique DJ Set qui a déjà une longue carrière dans le mouvement « acid jazz » avec d’étranges effets robotiques et expérimentations électroniques pour faire évoluer sa musique vers une sorte de science-fiction sonore.
Venu ces deux dernières années, le brillant Quartet Eli Degibri revient le 19 juillet pour réjouir ceux qui apprécient l’intensité du jeu de ses jeunes et talentueux musiciens (piano, basse, batterie, sax). Il précède sur scène la jeune saxophoniste Candy Dulfer et son insolite polyvalence qui a fait son succès dès son adolescence. Déjà venue cinq fois à Juan, c’est avec joie qu’également le 19 sera accueillie Diana Krall dont on n’a plus à faire les louanges tant son talent est reconnu. L’envoûtante chanteuse et pianiste au swing convaincant est actuellement une des artistes les plus marquantes. Succès assuré !

lectro Deluxe ©HLB

La soirée du 20 flirte avec la variété !

Les Pink Martini ne sont plus à présenter : voici vingt-cinq ans que l’inclassable groupe-phare de Portland tourne dans le monde entier et susurre à nos oreilles des mélodies inspirées des années 1940-50, avec des racines autant dans la musique classique que dans le jazz. Ils ont invité Jane Birkin à les rejoindre sur scène, (programmée à notre grande surprise, comme Carla Bruni l’an dernier). Ensuite viendra, avec sa guitare, Thomas Dutronc qui joue du jazz manouche sans se prendre au sérieux mais avec un grand talent, vu son immense passion pour la musique qui l’a bercée depuis toujours. Un réel plaisir en perspective !

Pour finir, le dimanche 21, la traditionnelle soirée Gospel qui fait partie du patrimoine du festival depuis 1965.

Ce concert gratuit (sur invitation) accueillera le New Gospel Family composé de jeunes chanteurs pour des chants traditionnels « old school ». Antibes a bien raison de s’enorgueillir de la célébrité de son festival de jazz sur la scène internationale !

Caroline Boudet-Lefort

Tout le programme en cliquant ICI !

Photo de Une : Jazz à Juan 2017© Office de tourisme et des congrès d’Antibes Juan-les-Pins_ Gilles Lefrancq

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