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Galerie Lapita

Emplacement prestigieux et aménagement design offrent un écrin raffiné à la hauteur des trésors proposés par la galerie d’art LAPITA qui s’est installée dans la maison occupée par Matisse, au bout du cours Saleya à Nice...

Nom insolite, LAPITA désigne une civilisation peu connue qui, il y a plus de 3000 ans, est partie à la conquête du Pacifique. Navigateurs hors pairs, agriculteurs chevronnés, les ancêtres des peuples mélanésiens, micronésiens, polynésiens et indonésiens sont aussi de remarquables artistes, dont la tradition céramique au graphisme très particulier, a constitué un marqueur archéologique identifiant leur progression à travers toute l’Océanie.

Ce nom est donc tout désigné pour une galerie dédiée aux arts traditionnels d’Océanie et d’Insulinde.

Lapita n’est ni le nom d’une femme sombre à la chevelure couronnée de fleurs chatoyantes ni encore moins celui d’une de ces îles lointaines du Pacifique, blancs atolls ou noires îles volcaniques. Pourtant Lapita est bien né là-bas, quelque part où l’océan turquoise, caressé par l’alizé offre un horizon sans fin à qui veut tenter l’aventure. C’est d’abord un tesson de poterie retrouvé sur une plage, un autre près d’un feu oublié à l’orée d’une forêt épaisse aujourd’hui disparue ; c’est parfois un ensemble de morceaux brisés, qui, rassemblés avec soin, permettent de faire renaître une poterie de prestige couverte de symboles régulièrement rangés et serrés les uns contre les autres. Le Lapita, puisqu’il faut bien lui mettre un article, raconte ainsi comment des hommes sont un jour partis sur de frêles embarcations laissant d’île en île certains des leurs. De leur commune odyssée, ils ont gardé des figures aux peignes tracées sur l’argile utilisé pour leur poterie avec des peignes, ces peignes même dont leurs descendants, aujourd’hui encore, se servent pour tatouer sur leur peau les mêmes signes ou des signes voisins, symboles d’appartenance à une famille, un clan, une chefferie. Les peuples du Lapita, voisins et peut-être parents des populations dongson de l’Asie du Sud-Est ou de l’Insulinde, formaient une communauté dont les liens ne se sont distendus que pour donner naissance aux populations de l’Océanie actuelle. Evoquer le Lapita, c’est évoquer un trésor, celui d’un art qui s’est épanoui en de multiples formes dans les archipels du Pacifique et qui a des rapports avec ceux qui se sont développés en Asie proche.

Certaines pièces de ce trésor encore vivant sont sur les cimaises de cette galerie qui, en choisissant ce nom, Lapita, vous invite au voyage dans l’espace, mais aussi dans le temps à la rencontre de peuples qui, malgré une histoire récente cruelle, n’ont pas perdu leurs traditions.

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