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Haralampi G. Oroschakoff

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Haralampi G. Oroschakoff, Visages (...)

Enfant d’émigrés, issu de l’aristocratie russe, Oroschakoff s’inspire des récits de voyage et de l’orientalisme du 19e siècle afin de questionner l’Histoire et d’aborder, à travers une sélection de ses œuvres et de documents anciens, les notions d’appartenance culturelle et de dialogue entre les peuples. Arborant fièrement leurs costumes traditionnels, (...)

Fin : dans 5 mois Voir l'événement

Peintre, dessinateur et auteur, l’artiste autrichien Haralampi G. Oroschakoff, né à Sofia en 1955, fait partie de la scène artistique internationale depuis 1981. Il vit et travaille entre Berlin et la Côte d’Azur. Figure reconnue du dialogue artistique entre l’Orient et l’Occident, Oroschakoff est issu d’une famille aristocratique russe dont les membres ont occupé de hautes fonctions dans la Russie tsariste et dans l’empire slave méridional de Bulgarie et de Serbie. En 1960, il fuit la Bulgarie avec ses parents et trouve refuge à Vienne. La quête du territoire ancestral – territoire transformé par les aléas de l’Histoire mais source d’inspiration intarissable – est l’un des fils conducteur de son oeuvre.

Oroschakoff se spécialise au cours des années 1980 dans l’art du collage, du dessin, des installations et de la performance vidéo. Après la chute du mur de Berlin, il voyage et expose à travers l’ancien bloc soviétique (1990-91) et donne des conférences à Belgrade, Sofia, Moscou, Ljubljana ou encore Alma Ata. La réflexion sur l’interculturalité prend alors une place importance dans son oeuvre artistique et littéraire. Dans le même élan, il revient à ses racines orthodoxes byzantines et produit une série de peintures représentant la croix orthodoxe - la croix patriarcale double-, conçue comme symbole de la vitalité culturelle de l’Orient.

Oroschakoff contribue depuis vingt ans aux revues Lettre International et Russlandkontrovers et participe à des forums de discussion politique en Russie, dans les Balkans et au Caucase (forum germano-russe en 2001, dialogue de Saint-Pétersbourg en 2002, débats culturels germano-russes de 2003 à 2006). Il s’intéresse noatmment aux enjeux géostratégiques et à l’évolution des attitudes et des représentations en Europe de l’Est et dans l’ancien empire ottoman.
Décrit par l’écrivain Martin Mosebach comme « un peintre orthodoxe et un historien héterodoxe », Oroschakoff a souvent déconcerté la critique par son côté dandy-anarchiste, son approche diachronique du monde et l’ambivalence assumée de son oeuvre.

Expositions

En France, Oroschakoff a participé à d’importantes expositions à la Galerie Joachim Becker (Cannes), à la Villa Arson (Nice, 1988-89 : Sous le soleil exactement I et II) et au musée de la Castre (1988 : Icônes, aux côtés de l’artiste Gina Pane). Sa réflexion picturale sur l’avant-garde russe, Etre là, au bord du monde : Voyageurs et Orientalistes, entamée en 1998 sous la direction artistique de Christian Bernard au Musée d’Art Moderne et Contemporain (MAMCO) à Genève, l’a ensuite conduit au State Russian Museum à Saint-Pétersbourg (1999) puis au Centre Contemporain/Espace Saint Bernardin au Cannet (2000). Ses oeuvres ont été exposées aux biennales de Venise, de Moscou et de São Paulo, ainsi qu’à la documenta IX à Cassel.

Photo de Une : Harampli G. Oroschakoff © Harampli G. Oroschakoff

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