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Jean Charles Blais

Evénements liés à l'artiste

Jean Charles Blais, à la Galerie (...)

Comme le souligne Michaël Semff(1), « si les premiers travaux de Blais peuvent de prime abord sembler très différents de ceux de ses phases de création ultérieures, son œuvre n’en est pas moins marquée, jusqu’à ce jour, par des constantes essentielles. Du point de vue du contenu, l’attachement à la représentation de la figure prédomine et, du (...)

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Né en 1956 à Rennes. Il vit et travaille à Paris et à Vence.

L’apparition publique du travail de Jean Charles Blais a lieu au début des années 1980 avec des tableaux peints sur des matériaux de récupération et particulièrement des affiches arrachées. Sa première exposition personnelle au CAPC de Bordeaux en 1982 sera suivie de nombreuses présentations dans les galeries : Yvon Lambert à Paris, Léo Castelli à New York, Buchmann à Bâle, Catherine Issert à Saint-Paul et Kenji Taki à Tokyo. En 1987, une exposition personnelle lui est consacrée au Centre Pompidou à Paris.
En 1990, Jean Charles Blais signe l’aménagement de la station de métro Assemblée Nationale à Paris constituée d’une gigantesque frise de posters imprimés et renouvelés périodiquement (jusqu’en 2014). Il est invité l’année suivante à présenter une exposition personnelle à la Staatgalerie Morderner Kunst de Munich puis en 1994 au musée de la Haye. La même année il présente, dans le cadre du Festival d’Automne à Paris, un ensemble de pièces suspendues découpées dans du tissu à la Chapelle de la Salpêtrière.
En 1996, Jean Charles Blais réalise un projet public « The Telephone Booths » constitué de posters affichés dans les espaces publicitaires des cabines téléphoniques de la ville à la demande du Musée d’art moderne de New York à l’occasion de l’exposition « Thinking Print ». En 1998, il présente à la Bawag foundation à Vienne, une série de travaux intitulés « sur mesure » qu’il fait fabriquer en tissus par un studio de couture. Dès cette période il collabore aussi à la création du studio Art-Netart et envisage la conception d’œuvres utilisant les technologies numériques. En 2002, ces « projections graphiques » ont été présentées par Modernism à San Francisco, Catherine Issert à Saint-Paul, la collection Lambert à Avignon et Kenji Taki gallery à Tokyo, mais aussi sous la forme de DVD dans des lieux de diffusion tel que la Fnac, Virgin, ou And-A store au Japon. Récemment, un ensemble important de ces « œuvres numériques » a été rassemblé et présenté sous le titre « Die digitale Linie » à la Pinakothek der Moderne de Munich (Schaustelle 2013).
Jean Charles Blais réalise aussi à la demande du « Grand Théâtre, Opéra de Genève » une suite de projets graphiques pour les affiches des représentations de la saison 2008/2009. Cette série d’images inaugure une prolifique suite de grandes gouaches sur papier, croisant sources photographiques, collages et papiers découpés. L’invention de ces assemblages épinglés réintroduit l’apparition de figures peintes dans son travail et font l’objet d’expositions dans les galeries Catherine Issert à Saint-Paul et Florian Sundheimer à Munich. En février 2010, il collabore également avec l’architecte Jean Nouvel sous la forme d’une installation pour la présentation du « 100 eleventh avenue » à New York. Au printemps 2013 à Antibes, le Musée Picasso lui consacre une importante exposition associant un ensemble de peintures récentes et inédites à un choix d’œuvres qui explorent les permanentes transformations de son travail depuis le début des années 80.

Photo de Une © Anthony Lanneretonne (courtesy Galerie Issert)

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