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EXCLU NUMERO 3 : Mougins : une affaire de goût !

Cannes brille par ses étoiles du grand écran, Mougins par ses étoilés des grandes tables. Et ce n’est pas le fruit du hasard si le village anobli par Roger Vergé dans les années 60 est pris d’assaut depuis trois ans par une armée blanche dont la seule langue commune est celle du palais !

Mougins, c’est ce petit village au sud de la Gaule qui fait encore de la résistance.

Résistance à la mal bouffe, résistance au mauvais goût !

Pour le plaisir des yeux ...
©EtoilesdeMougins Tous droits réservés

Mais sur ces hauteurs l’envahisseur n’est pas romain mais bien cosmopolite ! Quant à sa potion magique, après que Roger Vergé l’eut servit avec un succès exponentiel pendant plus de trente ans en son célèbre Moulin, c’est au tour d’Alain Llorca de jouer depuis 2004 les druides inspirés dans l’antre sacrée.
Cette potion magique qui a donné des ailes à Mougins, c’est bien sûr la gastronomie avec un grand G. Et, non content de rassembler dans sa campagne parfumée le fleuron des chefs au point d’avoir fait briller en 1992 sept étoiles à son firmament, la ville de Mougins a initié depuis 2006 son Festival International de la Gastronomie et de l’Art de vivre.

Plus de 120 chefs de tous les pays pour chaque édition du Festival !
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Avec plus de 10.000 visiteurs et 120 chefs réunis en 2007, ce Festival « Les Étoiles de Mougins » est devenu l’événement majeur de la gastronomie française et étrangère.

La troisième édition s’ouvrira du 19 au 22 septembre. Ouvrez vos papilles, vos yeux et tous vos sens, le spectacle gourmand descend dans la rue !

Le goût des autres

Roger vergé, père de la Mougins attitude !

Mougins a toujours noué des liens étroits avec l’Art. En 1924, Francis Picabia, peintre surréaliste décide de s’y établir attirant dans son sillage sulfureux les plus grands de ce monde. Parmi eux, Pablo Picasso qui y passera les quinze dernières années de sa vie. Un séjour immortalisé par André Villers qui a donné son nom au Musée de la Photographie de Mougins.
Depuis son baptême par Roger Vergé en 2006, le Festival « Les Etoiles de Mougins » a drainé dans la nouvelle capitale du goût plusieurs milliers de visiteurs venus de tous horizons afin de découvrir dans la partie tendre de l’été une centaine de toques toutes générations, styles ou nationalités confondus.

Marc Veyrat Invité d’honneur !

Cette 3ème édition - parrainée par Alain Llorca et Serge Gouloumès, un autre étoilé qui officie au Mas Candille -, accueillera comme invité d’honneur Marc Veyrat : « D’un coup de fourchette magique, notre village à l’accent méditerranéen se métamorphose durant quatre jours en un vaste théâtre à ciel ouvert » commente Richard Galy, Maire de Mougins. Ainsi ce troisième millésime investira les ruelles du vieux village par espaces thématiques.

« Le stade des pianos » remportant tous les suffrages.

Le stade des pianos : les chefs se livrent sous les yeux des spectacteurs ébahis des démonstrations !
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Une arène où les chefs se livrent aux fourneaux à des démonstrations face à un public de fans digne d’un concert live. Parmi eux des étoilés installés en Riviera, d’autres venus de Rio ou New York comme, cette année, une brigade de chefs venus tout spécialement d’Amérique du Nord mais aussi tous ceux qui redorent le blason de nos terroirs.

Sans oublier les fous cuisinant de « Génération C ». Cette relève qui fait feu de tout bois dans les médias, afin de dévoiler les nouvelles tendances qui habilleront nos papilles : des mets déstructurés revalorisant les légumes oubliés ou bio et fusionnant des saveurs aux antipodes qui se partagent la cuisson à la plancha, au wok, à la vapeur ou à l’azote liquide. Le collectif « Génération C » comme Cuisine, Communication et Culture, qui rassemble une centaine de chefs, sera d’ailleurs au cœur de l’exposition du Musée de la Photographie André Villers. Quant au concours des « Espoirs de la gastronomie », il tient lieu de bouquet final à la manifestation au Moulin de Mougins qui abritera une fois de plus le dîner de gala orchestré par les chefs "Relais et Châteaux » américains et azuréens sous l’égide d’Alain Llorca.

Llorca succède à Vergé

Une junior suite
©MoulindeMougins Tous droits réservés

De son premier macaron au Haut de Cagnes, à son deuxième au Negresco, où il imposa à la vénérable institution sa ronde de tapas, jusqu’à sa reprise du Moulin en 2004, l’ascension de Llorca fut irrésistible. L’ex-fief de Vergé, indétrônable bastion des gourmets de la jet-set a pris sous son impulsion un véritable bain de lumière : de sa table prolongée dans le jardin par une verrière à ses restanques plantées de bambous et de sculptures signées Louis Cane ou Sosno, Llorca aime bousculer, Llorca aime l’Art.

Vue intérieure d’une des salles du Moulin
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Llorca aime bousculer, Llorca aime l’Art
©JChDusanter

Celui qui a fait dessiner sa propre demeure par le regretté Yves Bayard est le premier à marier avec autant d’audace les plaisirs de la table avec ceux de l’art plastique.

Sa cuisine nourrie de « sudismes » et d’avant-gardisme, sa créativité irradient tout le moulin jusqu’au 11 chambres relookées dans l’esprit « art & tech » : le chef d’origine ibérique convie ainsi au fil des saisons un artiste à revisiter sa propre collection culinaire via une œuvre créée sur mesure.

Llorca devant un des BarreOmètre du designer Peter Larsen : oeuvre subtile sublimant le "Loup de Méditerranée en compression de légumes
©JChDusanter

C’est le designer Peter Larsen qui ouvrit le ban au printemps avec le « BarreOmètre », une subtile rythmique de bandes colorées sublimant le "Loup de Méditerranée en compression de légumes". Cet été Henri Olivier, sur un concept 100% nature, a effectué un travail sur le bois dans les jardins. « Pour cet hiver j’ai même demandé à Sosno de travailler sur une oblitération de bûche ! » avoue l’étoilé en quête perpétuelle d’ailleurs comme en témoigne sa sensuelle alchimie des saveurs.

La bouche glacée, un délicieux dessert glacé imaginé par JC Llorca, frère d’Alain et pâtissier de talent !
©MoulindeMougins Tous droits réservés

Et la griffe Llorca qui a vu éclore à Vallauris, face au « Mouton » de Picasso, un Café Llorca dessiné par Jean-Michel Wilmotte et décoré de verreries artisanales et de clichés vintage d’André Villers n’en est qu’à ses prémices : « Il y aura d’autres bébés, l’idée est de recentrer la table du Moulin sur une gastronomie d’excellence avec seulement 40 à 50 couverts et de développer les Cafés en France et à l’étranger » commente le chef qui poursuit - aux cotés de son frère, chef pâtissier et avec plus de 90 employés - la voie étoilée ouverte par le père spirituel de la « Mougins attitude ».

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