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Tableaux Kuna, Les Molas, un art d’Amérique

Après Clermont-Ferrand, Aix-en-Provence, Paris et le Havre, la ville de Menton a le grand privilège d’accueillir une exposition conçue par Michel Perrin, ethnologue, grand spécialiste de populations amérindiennes dont les Kunas du Panama. A travers une collection d’exception, il nous permet d’entrevoir la richesse d’un art ethnographique aux accents graphiques contemporains.
Cette exposition, qui a obtenu le label des célébrations du Bicentenaire des indépendances d’Amérique latine, s’accompagnera de deuc projections/conférences afin de mieux appréhender cet art mais également la culture de laquelle il est issu.

Les Indiens Kuna du Panama vivent sur des îles coralliennes, côté Atlantique. Ils sont près de cinquante mille, pratiquant la pêche et l’horticulture.
Mola est le nom qu’ils donnent à de véritables "tableaux" de tissu sur lesquels les femmes bâtissent leur corsage.

Un art exceptionnel

Les molas vont toujours par paires. Une pièce constitue le devant de l’habit, l’autre l’arrière. Elles sont faites de plusieurs couches d’étoffes de couleurs différentes. Les motifs résultent de découpes faites dans la couche supérieure qui laissent voir les couches inférieures, selon une technique dite d’appliqué inversé. Des éléments de type patchwork et des broderies complètent souvent l’ensemble.

POISSONS LOVES

La remarquable qualité esthétique et la grande diversité de ces réalisations a valu aux femmes kuna la réputation d’artistes exceptionnelles. Sur les molas, Claude Lévi-Strauss écrivait :
« Cet art reste d’une fécondité prodigieuse… On est émerveillé par la diversité des motifs et des styles, par la virtuosité avec laquelle les couturières les traitent… » (L’Homme, 1999)

Des artistes et des amateurs d’art du monde entier ont collectionné des molas. De nombreux musées en ont exposées et acquises. En Europe, les plus importantes collections sont à Berlin, Göteborg, Londres et Paris ; en Amérique, à Washington, Chicago, Bogota et Panama.

L’art des molas apparaît à la fin du XIXe siècle. C’est un "art de réaction", issu du contact avec les Blancs. Jusqu’à leur arrivée, les femmes allaient seins nus et se peignaient le corps. Plus tard, à partir d’un vêtement de type occidental qui leur fut imposé ou qu’elles voulurent imiter, elles ont exprimé leur différence en créant des molas, faites uniquement avec des produits empruntés : cotonnades et fils industriels, aiguilles et ciseaux d’acier.

Les molas disent la nature, le quotidien, l’imaginaire nourri par le mythe. Elles disent aussi l’art pour l’art. Elles témoignent de la passion créatrice et de l’admirable modestie d’une communauté de femmes. Vivant, original, plein d’humour, l’art des molas établit d’étonnants rapports avec la tradition, mais il rejoint aussi par maints aspects la création contemporaine.

CHIMERE

L’exposition : molas et nuchus

Par son ampleur, l’exposition présentée du 19 juin au 18 octobre 2010 révèle cet art exceptionnel des molas. Elle est l’une des plus importantes réalisée en Europe avec celles, différentes, organisées par Michel Perrin au musée Bargoin à Clermont-Ferrand en 1999, à la Fondation Vasarely d’Aix-en-Provence en 2002, à l’Hôtel de Sens à Paris en 2003 et au prieuré de Graville du Havre en 2008. Toutes ont connu un impressionnant succès.

En réunissant quelques 200 molas, cette exposition témoigne de l’originalité, de la grande diversité et de la dimension individuelle et collective de l’art des molas. Répartie en une dizaine de "sections", elle révèle l’originalité des thèmes et des styles, les contraintes techniques, les relations entre images, mythologie, rite et quotidien. Elle témoigne aussi de l’évolution des manières esthétiques. Elle montre enfin les effets de la modernité.

kUNANUCHUPERS

L’accumulation des œuvres fait écho à la vie de la société kuna. En effet, dans un habitat d’une extrême densité, les femmes se réunissent en foule durant les maintes cérémonies rituelles qui ponctuent l’année, arborant à cette occasion leurs dernières œuvres. Lors de cet équivalent exotique de nos expositions et de nos vernissages, elles offrent ainsi à la vue de tous le spectacle de leur art et les preuves de leur talent...

Parallèlement est exposée une exceptionnelle collection de figurines thérapeutiques, appelées nuchus. Taillées dans du bois par les hommes kuna, des plus élémentaires aux plus élaborées, elles témoignent d’un art divers et affirmé de la sculpture.

Des photos complètent l’ensemble. Elles rendent hommage à la population, son milieu et son habitat.

Michel Perrin et le peuple kuna

L’exposition et Tableaux kuna, le livre-catalogue dont elle découle, sont le fruit d’un long parcours.
Michel Perrin, ethnologue et commissaire de l’exposition, vit pour la première fois des molas en 1975. Devenu amateur passionné, puis stimulé par l’enthousiasme de grands peintres et par Claude Lévi-Strauss, il décida dès 1989 de tout connaître de ces créations exceptionnelles en partageant la vie de celles qui les confectionnaient.
Le livre et l’exposition sont le résultat de cette vie partagée avec une population admirable.
Ethnologue, Directeur de Recherche au CNRS, membre du Laboratoire d’Anthropologie Sociale (Collège de France), Michel Perrin est l’auteur d’une dizaine de livres et de plusieurs films.

Livre-catalogue

Mêlant les paroles indiennes, les voies du mythe, les points de vue de l’ethnologue et de l’esthète, cet ouvrage, loué par toute la presse, est un hommage à l’inventivité des Indiennes Kuna. Plus de trois cents images réparties en douze "itinéraires" révèlent l’exceptionnelle richesse de l’art des molas.
Michel Perrin, Tableaux kuna. Les molas, un art d’Amérique, Arthaud-Flammarion, 4e éd, 2008.

Autour de l’exposition

Un film de 16 minutes, diffusé en continu durant l’exposition, montre les manières de faire de ces femmes kuna qui mêlent étonnamment leur art à leur vie.

Le dernier film de Michel Perrin, "Molakana. Coudre le monde" (52 minutes) sera projeté à l’occasion de cette exposition à la salle St Exupéry, 8 rue de la République le vendredi 25 juin à 20h30 et le mardi 12 octobre à 15h30. Ces projections seront présentées par l’auteur, Michel Perrin et donneront lieu à des échanges avec le public.

Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 12h et de 14h à 18h
Entrée gratuite
Palais de l’Europe
Avenue Boyer
04 92 41 76 66

QUELQUES EXTRAITS DE PRESSE

SUR LE CATALOGUE DE L’EXPOSITION

TABLEAUX KUNA. Les molas, un art d’Amérique, par Michel PERRIN, Arthaud/Flammarion, 1998 ; 4e éd. 2008 ; éd. Anglaise, MAGNIFICENT MOLAS. The Art of the Kuna Indians, London/New York, Flammarion, 1999 ; 2e éd.

Un grand livre, chez Arthaud… Un ethnologue éclaireur d’art, Michel Perrin, y livre le fruit de quinze ans de recherche et de passion… Il nous guide dans cet univers au fil de pages frémissantes d’anthropologie chaleureuse et de sensibilité esthétique, enluminées, illuminées par trois cents molas de toutes les couleurs du paradis. Michel Daubert, Télérama
Les molas sont de véritables œuvres d’art… Leur graphisme est d’une étonnante modernité. Mais les thèmes traités, décrits par Michel Perrin dans le magnifique ouvrage qu’il vient de publier, restent enracinés dans une culture millénaire… Jean-Marc Biais, L’Express

Un livre passionnant… Beaucoup plus que des tableaux : la quintessence expressive d’une culture. L’expression d’une globalité…Le livre pose aussi le rapport de cet art avec l’art occidental contemporain…
"Le Panorama", France-Culture
Seul quelqu’un qui, comme lui (M.P.) sut associer des enquêtes à de patientes recherches dans les musées et les collections privées, et recueillir sur place la plupart des pièces présentées, pouvait mener à son terme la démonstration qui fait l’objet principal de son livre : trop souvent considérées comme ce qu’on appelle en anglais un tourist art (…) les molas constituent un art d’inspiration et de tradition authentiquement amérindiennes. Il mérite que les anthropologues, les historiens et les critiques lui fassent dans leurs études la place qui lui revient de droit…
C. Lévi-Strauss, de l’Académie française, in L’Homme

L’ouvrage de l’ethnologue Michel Perrin est le fruit d’une recherche passionnée. Conjuguant anthropologie et sensibilité, ces pages vibrantes font apparaître de nouvelles affinités entre l’esthétique amérindienne et l’art contemporain… Une invitation au voyage que l’auteur n’a pas besoin de renouveler deux fois. Il suffit d’avoir le livre entre les mains.
Le Journal du CNRS
Un livre remarquable, magnifique, un regard à la fois ethnologique et
esthétique par un grand ethnologue.
G. Gromer "Le gai savoir", France-Culture

Formidable invention graphique au caractère à la fois primitif et contemporain … des dessins incas aux peintures de Penck… polychromes et joyeux…
J.L. Le canard enchaîné
Ces tissus ont fait rêver des générations d’ethnologues, d’artistes et d’esthètes… Michel Perrin nous livre plus qu’un album fantastique, un cheminement dans l’art kuna en douze itinéraires… Terre sauvage

On chercherait vainement des fautes techniques ou des lacunes documentaires. Ce livre est un admirable instrument de découverte… Mémoires des arts

De somptueuses photographies qu’accompagnent des textes poétiques et légendaires nous permettent de découvrir la qualité exceptionnelle de ces créations… Grands reportages

SUR LES EXPOSITIONS PRECEDENTES

Clermont-Ferrand, 1999-2000

La magie des tissus kuna… Une exposition exceptionnelle… L’imagination des femmes kuna est sans limites… Les « itinéraires » conçus par Michel Perrin aident à en découvrir les sens cachés. L’Express

Mémoire cousu des femmes kuna. (M.P.) monte à Clermont-Ferrand la plus importante exposition jamais réalisée en Europe sur les molas… Des pratiques artistiques incroyables… Comme un pied de nez à la démarche profondément individuelle de l’art occidental Libération

L’attention passionnée (de M.P.) nous vaut la plus importante exposition jamais vue de ces œuvres métissées… Véritables vitraux textiles… Du rêve cousu main… Télérama

Les molas, le livre sans fin… Pour la première fois, quatre cents pièces d’art textile unique. Le Figaro

Grâce à la très belle exposition et au magnifique ouvrage qui l’accompagne, un large public devrait enfin découvrir ces foisonnants tableaux...
Beaux-Arts Magazine

Aix-en-Provence, 2001

Abstractions indiennes… Le peintre-sculpteur Victor Vasarely appelait de ses vœux l’avènement d’un « alphabet universel »… Les molas exposés par Michel Perrin cet été au sein de la Fondation Vasarely s’inscrivent dans cette démarche… L’Express

Michel Perrin qui a publié un livre important sur les molas présente ici 300 pièces à la Fondation Vasarely : il y a un lien évident entre certains de ces motifs et l’art cinétique défendu par le peintre franco-hongrois Le Monde

Les Indiennes kuna du Panama ont inventé un art unique… Réunies, sélectionnées par Michel Perrin, ces molas, véritables tableaux textiles, inscrivent la figuration dans les labyrinthes polychromes qui trouvent naturellement leur place dans la fondation consacrée à Vasarely, maître de l’art optique. Télérama

Paris, Hôtel de Sens, 2003

Les molas, ou comment faire de la découpe un art de la métamorphose… Ces compositions en abyme qui ne renierait pas un Escher, ces labyrinthes anguleux ou courbes, ces jeux de spirales imbriquées, ces personnages dissimulés dans un fourmillement de traits dont aurait pu s’inspirer Keith Haring… Certains molas témoignent d’une inventivité et d’une fraîcheur stupéfiantes… Le Monde

Les femmes, quant à elles, « cousent le monde »… Une promenade à travers « cet art d’une fécondité prodigieuse » qui vaut tous les détours. Et même un arrêt, pour y voir aussi un film sur les Kuna. Libération

L’art merveilleux des Kuna… La beauté et la force symbolique de ces pièces sont à la fois un mystère et un enchantement… En quittant cette expo, on a le sentiment de revenir d’un merveilleux voyage au pays du bonheur, de la chaleur et de l’innocence… Un petit plein de poésie permet aussi de se mêler, quelques instants, au quotidien des femmes kuna … Le Parisien

Les 2 projections/conférences qui sont organisées dans le cadre de l’exposition seront l’occasion de présenter à la Salle St Exupéry, 8 rue de la République, le vendredi 25 juin à 20h30 et le mardi 12 octobre à 15h30, le film :

Molakana. Coudre le monde...

Un film de 52 min (DVCAM)
Produit par : CNRS Images
Auteur - Réalisateur : Michel Perrin
(LAS, Paris) ; 2004

Version en langue anglaise :
Molakana. Sewing the world…
Copies VHS ou DVD ; 2004

Molakana. Coudre le monde… est le premier film jamais réalisé sur l’art des Indiennes kuna, habitantes d’une quarantaine d’îlots coralliens le long de la côte panaméenne, côté Atlantique, dans un milieu de mer et de jungle.
Cet art est celui des molas (au pluriel, molakana), véritables pièces textiles "ciselées" qui forment l’avant et l’arrière du corsage féminin, un art qui a valu aux Kuna la réputation d’artistes exceptionnelles.
Les molas peuvent être de véritables chefs-d’œuvre célébrés par maints artistes et collectionnés par des grands musées du monde.

En une vingtaine de tableaux, scandés par le rythme des pirogues, des femmes berçant leur enfant, dansant sur la longue perche pour presser la canne à sucre, ou maniant l’aiguille, Molakana… dit le quotidien et l’imaginaire de ces artistes, les relations subtiles entre leur étonnant lieu de vie, les thèmes et le style de leur art, les manières de l’exécuter, les mots pour le dire, mais aussi les rites, les mythes et les paroles des ancêtres qui les inspirent.
Ces femmes ont accepté, pour la première fois, que soit filmée, dans l’intimité de leur vie, la réalisation d’œuvres dont elles se parent tous les jours, mais qui s’inscrivent aussi dans une longue tradition amérindienne.
En bref, le film montre d’où est né cet art, et de quoi il se nourrit. Il met aussi en évidence les effets irrémédiables de la modernité et du tourisme. Il est enfin un hommage aux femmes kuna, dont on ne peut qu’admirer la vitalité, la modestie et la passion créatrice.
CNRS Diffusion Vidéothèque 1, place Aristide Briand 92195 MEUDON Cedex
Sophie Deswarte, Tel. : 01 45 07 56 91 ; Fax : 01 45 07 58 60
E-mail : deswarte@cnrs-bellevue.fr

PRIX ET SELECTIONS A DES FESTIVALS INTERNATIONAUX

Prix :
- Prix du Documentaire et du Meilleur Programme Relatif aux Arts par le Jury International au Festival International AFO 2004 (Academia Film Olomuc République tchèque, 2004).

Sélections :
- "Traces de vie, 13e Rencontres internationales du cinéma documentaire" (Clermont-Ferrand, 2004)
- "23e Bilan du Film Ethnographique" (Jean Rouch) (Paris, 2004)
- "16e Rencontres des Cinémas d’Amérique Latine" (ARCALT, Toulouse, 2004)
- "8e Festival des Reflets du Cinéma" (Laval, 2004)
- "4e Festival International du Film Insulaire" (Île de Grois, 2004)
- "Festival Cap-Sciences" (Noirmoutier, 2004)
- "Festival de la Semaine des sciences" (hors compétition) (Orsay)
- "Festival del ciné francés" (Panama city, Panama)
et aussi aux Festivals nationaux de Montpellier, Lyon, Tarbes, etc.

L’exposition a obtenu le label « Bicentenaire des Indépendances Amérique latine Caraïbes », délivré par un comité composé de représentants des ministères concernés et des Ambassades latino-américaines, de la Maison d’Amérique latine, de Culturesfrance et de personnalités qualifiées.

« L’Amérique latine… pour les Français, un nom évocateur de pays à la fois lointains et proches. Lointains par la géographie, proches par les valeurs. Évocateur d’un continent aux multiples facettes : grands horizons et paysages extrêmes, du Rio Bravo à la Terre de feu, en passant par l’arc Caraïbes, l’immensité amazonienne et la « colonne vertébrale » des Andes. Évocateur de cultures multiples, depuis les vestiges d’anciens empires jusqu’aux formes les plus actuelles de la création intellectuelle et artistique. Évocateur enfin de parcours communs avec les Européens autour des idées, de la recherche, du commerce, de l’entreprise…. ou simplement des rapports humains.
Nombre de pays d’Amérique latine célèbrent en 2010 le bicentenaire de leur indépendance. Pour eux, ce sera l’occasion de célébrer le geste des fondateurs – Bolivar, San Martin, Miranda, O’Higgins, Hidalgo pour ne citer que les plus connus -, de réfléchir sur l’histoire de ces pays, d’affirmer leur modernité. Ils se retrouveront pour déterminer comment relever ensemble les défis du monde actuel, avec les immenses atouts, humains et matériels, du continent. Car, comme en Europe, la recherche de l’unité reste une aspiration des Latino-américains.
Cette date ne pouvait rester indifférente à nos yeux, tant chacun peut apprendre de l’autre. La société civile, des deux côtés de l’Atlantique, est riche de projets de toute nature et de toute provenance, développés en partenariat pour marquer ce bicentenaire.
L’objectif de ce site est de proposer un échantillon de ces projets et d’en faciliter l’accès. Il propose plusieurs niveaux de consultation et donne des indications pratiques.
Sensibiliser et atteindre un plus large public, telle est l’ambition recherchée. Elle sera atteinte si les amis de l’Amérique latine trouvent une réponse à leurs attentes et l’occasion d’une célébration partagée. »
http://www.bicentenaireameriquelati...

Michel PERRIN, commissaire de l’exposition
Quelques repères biographiques

Directeur de recherche émérite au CNRS, ethnologue, écrivain et réalisateur, membre du Laboratoire d’Anthropologie Sociale du Collège de France, Michel Perrin est lauréat de l’Institut (Prix de l’Académie française) et il a été nommé commandeur de la Légion d’Honneur panaméenne (Ordre Vasco Nuñez de Balboa) pour ses recherches au Panama.

Après avoir été physicien, il trouva sa vocation auprès de Claude Lévi-Strauss, dont il a été l’un des collaborateurs. Ses travaux portent sur la mythologie, le symbolisme, la médecine traditionnelle, le chamanisme, le rêve, l’art et l’anthropologie visuelle.

Il a partagé près de six ans de sa vie avec trois populations amérindiennes, entre 1969 et 2004 : les Guajiro (ou Wayuu) du Venezuela et de Colombie, les Huichol du Mexique, les Kuna du Panama.

Il a écrit une dizaine de livres (qui ont fait l’objet de plus de vingt traductions en langues étrangères et de multiples rééditions), parmi lesquels Le chemin des Indiens morts (1976), Les praticiens du rêve (1992), Le chamanisme (1995), Tableaux kuna (1998), Voir les yeux fermés (2007), et il est l’auteur de plus de cent trente publications scientifiques.

Il a réalisé plusieurs films, entre autres Le chemin des Indiens morts (avec Jean Arlaud) et Molakana. Coudre le monde…, maintes fois primés, sélectionnés et projetés à la télévision. Chroniques en images, en visages, en regards, en mots d’ailleurs, ils révèlent des esthétiques culturelles et des relations subtiles entre vie quotidienne, mythes, représentations du monde et manières de faire …

Il a été commissaire de plusieurs expositions dont quatre de portée internationale : Musée Bargoin – Archéologie, tapis et arts textiles, Clermont-Ferrand, 1999-2000
Fondation Vasarely, Aix-en-Provence, 2001
Bibliothèque Forney, Hôtel de Sens, Paris, 2003
Prieuré de Graville, Le Heavre, 2008

Informations pratiques :

Mairie de Menton

04 92 10 50 00
www.menton.fr/

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