| Retour

PARIS 2ème arrt : Bettina Rheims expose Rose, C’est Paris

Une jeune femme, B. cherche Rose, sa soeur jumelle, qu’elle prétend disparue. Tel est le point de départ d’une quête initiatique dans un Paris intime, décrit dans l’objectif de Bettina Rheims au fil d’une fiction conçue avec la complicité de Serge Bramly. Jusqu’au 11 Juillet 2010.

Bettina Rheims, Rose, c’est Paris. Joyau de l’art gothique. Tour du Palais de justice, côté Sainte-Chapelle, 2009. Modèle : Inge van Bruystegem

- Une jeune femme, B. cherche Rose, sa soeur jumelle, qu’elle prétend disparue. Tel est le point de départ d’une quête initiatique dans un Paris intime, décrit dans l’objectif de Bettina Rheims au fil d’une fiction conçue avec la complicité de Serge Bramly. Une centaine d’images et un film retracent le parcours de l’héroïne au coeur de la ville, pour une rêverie moderne inspirée du Paris de l’entre-deux-guerres. Reposant sur une forme de narration entre peinture et cinéma, la recherche de Rose est prétexte à de multiples tableaux. B. prétend que sa soeur a disparu. Pourquoi ? Comment ? Qu’est-elle devenue ? L’histoire se déroule comme un catalogue d’hypothèses : elle a pu être enlevée, victime d’un complot, d’un amour contrarié, avoir rejoint un gang clandestin...

- Tel Fantômas, B. se métamorphose sans cesse, empruntant des visages successifs. Afin de s’introduire dans les milieux que fréquentait Rose et de percer ses secrets, elle se déguise en tricoteuse japonaise, en accordéoniste aveugle, en meneuse de revue. Elle se fait parfois passer pour sa jumelle, à laquelle elle se substitue sans scrupule dans ses amours comme au travail. Autant d’épisodes photographiés et filmés, dont le dernier verra B. faire le deuil de son double, devenant finalement Rose, si elle ne l’a pas toujours été. Muse plus que sujet de la narration, le Paris de Bettina Rheims et Serge Bramly apparaît au gré de l’intrigue sous une forme quasi allégorique. Le Paris en noir et blanc auquel se sont attachés les auteurs est celui des origines du surréalisme. L’ombre insaisissable de Fantômas plane sur la butte Montmartre où Souvestre et Allain conçurent leur héros, entité nuisible et protéiforme, dont les crimes inspirèrent toute une génération d’artistes et de poètes.

- En contrepoint de cet univers nocturne et maléfique, Marcel Duchamp fait souffler sur la ville l’air léger et exaltant du désir. C’est le côté Rose, subtil, aérien. Le titre du projet s’inspire du pseudonyme que s’était choisi l’artiste. Rrose Sélavy = Rose, c’est Paris = Rose séparée. Bettina Rheims et Serge Bramly ont souhaité lui rendre hommage tout au long de leur fiction à travers diverses scènes et citations.

- Présenté comme un « grand sérial mystérieux », genre cher aux surréalistes, « Rose, c’est Paris » se divise en treize épisodes où l’on découvre entre autres décors un Paris insolite ou méconnu, volontairement atemporel : les magasins de la Bibliothèque nationale de France, les sous-sols du Palais de justice, le dôme de l’Observatoire, les canaux souterrains… Près de cent modèles et comédiens débutants ou célèbres ont prêté leur concours, entre autres Monica Bellucci, Valérie Lemercier, Anna Mouglalis, Naomi Campbell, Charlotte Rampling et Jean-Pierre Kalfon...

- « Avec « Rose, c’est Paris », la BnF rend hommage à une grande artiste, Bettina Rheims, et à son complice, écrivain, Serge Bramly. C’est une chance que d’exposer ce travail inédit, ce portrait de Paris, dans lequel la Bibliothèque occupe une place symbolique » déclare Bruno Racine, président de la BnF. « Louis Roederer est très heureux de s’être associé à la BnF pour la réalisation de cette grande exposition qui constitue une plongée dans l’imaginaire profond de Paris. Un Paris mythique, paré des charmes du mystère, de l’art et de l’érotisme » se réjouit Michel Janneau, directeur général adjoint de Champagne Louis Roederer.

Rose, c’est Paris Le film

- « Il faut que l’oeuvre ne contienne rien de réel, aucune observation du monde ou des esprits, rien que des combinaisons tout à fait imaginaires. » Raymond Roussel

- « Rose, c’est Paris » est un projet conjoint. Les deux auteurs ont imaginé ensemble des scènes, comme une série de tableaux vivants, que Serge Bramly a filmées avec une caméra HD dans le même temps que Bettina Rheims les photographiait. Photos et film sont montrés simultanément dans l’exposition, les images mobiles en regard des images fixes. Ils feront l’objet d’une publication parallèle par les éditions Taschen, le livre incluant un DVD.

- Comme l’exposition, le film Rose, c’est Paris se divise en treize épisodes. L’intrigue s’ouvre sur la disparition de Rose, et le désarroi, les interrogations, les obsessions et les « visions » de sa jumelle, avant de développer les théories possibles sur ce qui a pu se passer : l’enlèvement, la dissolution, le complot, l’amour contrarié, le gang des rosières, la mariée. Ces pistes divergentes sont explorées tour à tour selon le principe d’André Breton qui voyait dans le cinéma « le point de l’esprit où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement. »

Diffusion et projection hors exposition

Le film Rose, c’est Paris sera diffusé sur Arte le 10 avril 2010.
Il fera par ailleurs l’objet de projections régulières dans l’auditorium de la BnF I François-Mitterrand. Le calendrier de ces projections sera consultable sur www.bnf.fr

Informations Pratiques

- Atelier Richelieu
60, rue de Richelieu
75002 Paris 2e
- T. 33 1 42 33 01 64
- info@atelierrichelieu.com
- http://www.atelierrichelieu.com

pub