La condition féminine évolue, elle trébuche, se relève, s’élève. Victor Hugo mieux que personne démontre théâtralement le combat contre les excès, dénonce l’enfermement, la tyrannie, l’oppression du pouvoir.
Dans une remarquable mise en scène de Paulo Correia, assisté de Gaële Boghossian qui incarne une Tsibé puissante et idéaliste, le spectateur entre grâce à des décors magistraux dans le monde d’intrigues qu’est la Comédie humaine. Des vidéos sont l’écran de Satan, Metropolis revisité dans sa noirceur. La solitude gangrène, la non communication n’a jamais été aussi criante dans notre monde faisant le lit de farouches hypocrisies. La multiplication des images, curieusement, ne fait que rendre plus opaque encore l’âme humaine. Un paradoxe dans un monde de brutes où la méfiance nous enferme dans des cages de solitude. Et l’amour dans tout ça, la grandeur d’âme ? Elle se cache et la noblesse des sentiments, ouf ! triomphe au-delà de la mort.
Depuis le Padoue Baroque jusqu’à l’Amérique des années 60, rien n’a changé, la démocratie a ses failles, ses limites, ses débordements et l’humanité se cherche encore.