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Fin de cet événement Octobre 2014 - Date du 26 septembre 2014 au 18 octobre 2014

Sept Off

À sa Seizième édition, le Sept Off, porté par Robert Matthey et Jean-Claude Fraicher, s’affirme comme l’une des plus anciennes et toujours très intéressante manifestation mettant en lumière la photographie contemporaine.

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Depuis 1999, pas moins de 450 expositions, une centaine de projections, des conférences ont été présentées dans les Alpes Maritimes, le Var, des villages du haut pays, dans des écoles d’architecture, des universités ainsi que dans des lieux inhabituels, originaux, permettant ainsi de découvrir des patrimoines insolites.

Durant ces quinze dernières années, les organisateurs ont montré la très grande diversité des styles.
Des années étonnantes où ils ont assisté à l’explosion d’importantes avancées techniques (numérisation, dématérialisation) et à la multiplication à l’infini des supports avec Internet et les réseaux sociaux. Autant de nouvelles techniques et de moyens de diffusion dont on peut se demander s’ils ont réussi à bousculer les codes habituels de la perception et la représentation, s’ils ont apporté des évolutions artistiques ou conceptuelles... Il est peut-être trop tôt pour le dire.

Cette année, pour ouvrir encore plus grand le champ des possibles, J-C Fraicher et R. Matthey, aidés d’une équipe renouvelée et rajeunie, ont décidé de ne pas imposer de thème afin de laisser libre cours aux créateurs.

Photos, installations, vidéos, diaporamas, performances, courts métrages, etc., sont proposés à un public de plus en plus passionné par cet outil utilisé quasi quotidiennement.

A voir à l’Avant-scène (Saint Jean d’Angély)  :
Les photographies nostalgiques réalisés par Julien Camy et Benjamin Meyer à l’ancienne imprimerie du journal niçois « Le Patriote » juste avant sa fermeture.
Ces "Traces et rêves" d’une histoire ouvrière et journalistique sont accompagnés d’un très beau poème de Raphaël Monticelli ou il évoque le "Cliquetis des Linotypes".

Photo J. Camy et B.Meyer

Le ton des expositions est assez sombre, ainsi les « Demeures invisibles » de Sylvain Heyraud montrent des maisons ou lieux abandonnés : villa en Italie, salle de congrès communiste en Bulgarie, château et aciérie en Belgique.

Photo S. Heraud

Après l’abandon, la mélancolie et la fragilité du quotidien sont sensibles dans les photos de Cedric Friggeri et la solitude dans les "Petites choses et moments suspendus" de Christophe Niel.

Photo C. Niel

Frédéric Pasquini, lui, dévoile l’ennui et le mystère des villes la nuit et Eléonore Strano, de retour du Turkménistan, nous fait découvrir un pays coupé du monde où les gens n’ont plus le choix qu’entre débris du communisme et perte d’identité.

Photo Eleonora Strano
Photo C. Friggeri

Très intéressante aussi, la mise en forme très originale des "miniatures" de Jacques Saquet qui nous présente ses très petites photos plutôt abstraites et colorées piochées dans sa photothèque constituée depuis des années. L’ensemble sur plusieurs mètres fait une séquence très agréable à suivre.

© J. Saquet

À travers cette nouvelle édition du Sept Off, la photographie continue d’explorer de nouvelles visions du monde.

Elle est plus que jamais là pour raconter le monde, témoigner, dénoncer, communiquer et si possible, montrer de nouvelles dimensions extra-ordinaires ou poétiques.

Plus de vingt expositions sont organisées dans différents lieux. Le programme complet des expositions est sur le site du Sept Off : www.sept-off.org

A noter aussi mercredi 8 octobre les projections de court-métrages à l’Espace Magnan 19 h dont “Sur les traces de David S. Amiel” où à partir de la seule photo restée dans ma famille, j’essaie de retracer l’odyssée amazonienne de mon grand-père.

Sept Off
Festival de la photographie méditerranéenne
26 sept – 18 oct 2014
Expositions Projections Workshops Conférences

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