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Fin de cet événement dans 3 mois - Date du 24 septembre 2021 au 16 janvier 2022

"Legacy – Yann Arthus-Bertrand" une vie de photographe réalisateur

En marge du « Nice Transition Days », Festival international d’innovations écologiques, le Musée de la Photographie Charles Nègre propose au travers de 238 photographies, un regard sur l’ensemble du travail de Yann Arthus-Bertrand qui constitue un état des lieux de notre planète et dénonce l’empreinte de l’homme et les atteintes à son environnement.

Cette exposition, singulière dans sa scénographie et dans son format « hors les murs » en différents lieux à Nice, présentera les photographies iconiques de La Terre vue du ciel sur la Promenade du Paillon, la série Bestiaux illustrant les rapports de l’homme à l’animal sur la Place Pierre Gautier et une rétrospective du travail de Yann Arthus-Bertrand au Musée de la Photographie Charles Nègre, accompagnée de la diffusion de son nouveau film Legacy, présenté au Festival de Cannes en 2021.

Commissaire de l’exposition – Catherine Arthus-Bertrand

LEGACY – Yann ARTHUS-BERTRAND, une vie de photographe réalisateur

- Au Musée de la Photographie Charles Nègre

Le musée présente une rétrospective du parcours du photographe depuis 50 ans. Un parcours singulier et engagé des toutes premières photos prises au Kenya, à la série Les Français, portraits de métiers aujourd’hui disparus ou menacés, en passant par Chevaux, portraits de chevaux à travers le monde issus d’une centaine de races et type différents, ou encore le grand projet La Terre vue du ciel.

LE FILM – LEGACY, Notre héritage

Dix ans après le film Home qui a connu un succès planétaire, Yann Arthus Bertrand revient, avec Legacy, sur sa vie et cinquante ans d’engagement. C’est son film le plus personnel. Le photographe et réalisateur raconte avec émotion l’histoire de l’homme et de la nature. Il livre une vision sensible et radicale de notre monde qu’il a vu se dégrader le temps d’une génération. Il dévoile une planète plus que jamais en souffrance, une humanité déboussolée, se mentant à elle-même depuis des décennies, incapable de prendre au sérieux la menace qui pèse sur elle et sur tous les êtres vivants. Aujourd’hui, nul ne peut plus ignorer la catastrophe écologique en cours. L’Homme, en voulant transformer, dominer et détourner l’énergie, cette source incroyable de progrès, a déséquilibré l’ordre naturel des choses. Le déni n’est plus une option. C’est notre survie sur Terre qui est en jeu et nous en sommes tous responsables. Legacy nous donne les raisons et le courage d’affronter cette vérité. Nous devons nous réconcilier avec la nature. Yann Arthus-Bertrand nous livre ici son héritage, notre héritage. Derrière la beauté de ses images, c’est un puissant cri du cœur. Il existe des solutions dans le film ; chacun peut accomplir des gestes forts pour la planète et l’avenir de nos enfants.
Film sorti en janvier 2021 et présenté à Cannes en juillet 2021 pour le lancement de la 6e édition de la Semaine du cinéma positif.

BESTIAUX

- Place Pierre Gautier – Accès libre

Fin des années 80, en passant devant le Salon de l’Agriculture, le photographe de presse qu’il est à l’époque, éprouve l’envie de retourner à ses premières amours : photographier les animaux. La célèbre manifestation annuelle est une opportunité : il installe un studio photo au Salon de l’Agriculture et choisit un assistant, Jean-Philippe Peter, qui lui enseigne la maîtrise des lumières artificielles.
En fond, la bâche sépia, celle qu’il a utilisée une première fois en Nouvelle‑Guinée et que l’on retrouve sur d’autres travaux. C’est un décor neutre qui appartient désormais à l’Histoire de la Photographie, puisque Nadar ou Irving Penn l’affectionnent déjà. Dans la prise de vue de ses portraits de bovidés, Yann Arthus-Bertrand assure que la force de son image réside dans la représentation du rapport de l’Homme à l’Animal, et inversement. C’est le lien qui unit ces deux espèces que recherche le photographe, ce lien qui l’intéresse et le fascine.

C’est aussi dans le contact à l’Homme que Yann Arthus-Bertrand puise son énergie, son plaisir et sa créativité. C’est dans cet échange qu’il forge son engagement militant en faveur du respect de l’autre et de la Terre. L’aventure du Salon de l’Agriculture s’étale sur toute une décennie, et « Bestiaux » fera l’objet d’un livre culte en 2006.

LA TERRE VUE DU CIEL

- Promenade du Paillon (Espace Jacques Médecin) – Accès libre

Photographier et documenter tous les pays du monde en les survolant en hélicoptère, embrasser d’un regard la planète afin d’en montrer la beauté menacée, réaliser un constat historique et visuel sur l’impact de l’Homme sur la Terre… tels sont les enjeux du projet « La Terre vue du ciel » placé sous le haut patronage de l’UNESCO.

De nos jours, « La Terre vue du ciel » continue à s’enrichir et voyage à travers le monde. Ce projet environnemental s’inscrit dans les grands travaux de l’Histoire de la Photographie, à l’instar d’Edward Curtis qui documenta dès 1907 « Les Indiens d’Amérique du Nord » ou plus récemment « Genesis » de Sebastião Salgado.
« La Terre vue du ciel » souligne, plus que jamais, que les niveaux et modes actuels de consommation, de production et d’exploitation des ressources ne sont pas viables à long terme. Il illustre une étape décisive où l’alternative qu’offre le développement durable doit aider à provoquer les changements qui permettront de « répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

Toutes les informations sur l’exposition sur le site du Musée de la photo de Nice

Photo de Une détail Femme pêchant au filet sur un bras du Delta, Sud de Padmapukur, District de Khulna, Bangladesh (22° 15’ 58,86’’ N – 89° 11’ 42,63’’ E)

Le Bangladesh, l’un des pays les plus densément peuplés au monde (1 176 habitants au kilomètre carré), peine à nourrir sa population. La malnutrition y est endémique, notamment chez les enfants : 13 % de la population souffre de sous-alimentation, et presque 22 % des enfants de moins de 5 ans sont en insuffisance pondérale. Le secteur de l’agriculture et de la pêche-aquaculture emploie près de 50 % de la population active, en majorité rurale. Le poisson est, au Bangladesh, la première source de protéines d’origine animale, car elle est la plus accessible. La surpêche, l’usage de produits chimiques, la construction de barrages contre les inondations et les conflits d’intérêts menacent ce secteur. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), seules 30 % des femmes étaient actives en 2018 au Bangladesh. Leur meilleure représentation dans le secteur du travail fait partie intégrante de l’objectif d’égalité des sexes, cinquième des 17 Objectifs de développement durable des Nations unies de 2015
© Yann Arthus-Bertrand

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