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La littérature pour faire « bouger les lignes de l’existence »

Mohamed Mbougar Sarr, prix Goncourt 2021 et ambassadeur de la lecture pour l’année 202 est venu à Nice, accompagné des écrivains Elgas et Marc Alexandre Oho Bambe, dit « Capitaine Alexandre. » Objectif de leur visite ? Échanger sur « nos cultures, sources d’inspiration universelle » et confronter leurs pratiques de littérature, création et écriture.

« Ce sont des hommes qui manient les mots » a déclaré Jean-Luc Gagliolo, adjoint au maire, délégué à l’Education, au Livre, à la lutte contre l’Illettrisme et à l’Identité Niçoise, en ouverture de la conférence. L’association Les Itinéraires et les éditions OVADIA ont organisé une conférence-débat au Centre universitaire méditerranéen de Nice, ce mardi. Une belle occasion encore pour la Ville de Nice de démontrer qu’elle a tous les atouts pour devenir capitale européenne de la culture.

Les auteurs avaient à coeur de faire ressentir l’importance des mots et de l’émotion « qui guident certains maux du coeur » selon Marc Alexandre Oho Bambe. Entre deux échanges, ils ont écouté attentivement les lectures d’extraits de leurs ouvrages et les chants lyriques interprétés par Marie-Caroline Kfoury.

"Ecrire est un acte d’amour"

La culture s’est très vite imposée comme sujet moteur des débats. Parler de culture au travers de leurs oeuvres est un moyen pour chacun des auteurs d’exprimer leurs sentiments et de porter la parole. Pour Mohamed Mbougar Sarr d’ailleurs, « la culture est universelle naturellement. » Elgas ajoute : « C’est une forme de miniature des distances du monde » : par la force de la littérature, l’écrivain rapproche les individus entre eux. Pour Elgas toutefois «  la culture ne doit pas exonérer la politique. » Mohamed Mbougar Sarr abonde en ce sens : « La culture ne nous protège fondamentalement de rien. Elle ne protège pas de la barbarie, de la bêtise, de la prétention, de l’arrogance.  »
Un débat passionné et finalement très politisé qui faisait écho à l’actualité. Optimiste, Marc Alexandre Oho Bambe a adouci les débats en insistant sur le fait « qu’écrire est un acte d’amour. Et seul l’amour fait bouger les lignes de l’existence. » Une touche de douceur qui a séduit l’assemblée venue nombreuse.

Photo de Une : Elgas, Mohamed Mbougar Sarr et Mar Alexandre Oho Bambe au C.U.M, face à une centaine de seniors. © Audrey Cremer

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