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Fin de cet événement il y a 2 mois - Date du 17 juillet 2017 au 21 juillet 2017

Nice Jazz Festival : un bon cru, c’est sûr !

Jazz avec dames !

Il y a des pépites qu’il faut savoir dénicher. Women to Women appartient à cette catégorie. Programmé dans le cadre intimiste et bien adapté du Théâtre de verdure, ce groupe féminin a offert un des moments rares que l’on vient chercher dans la programmation foisonnante d’un festival.
Il en est du jazz comme de la musique : les meilleur(e)s titulaires des postes ne forment pas forcément une grande équipe. Mais, dans le cas de ces drôles de dames, la formule imaginée par la pianiste américaine Renee Rosnes a fonctionné à merveille, offrant un concert tip-top aux oreilles sensibles à la délicatesse. Ce fut une merveille d’équilibre, avec la présence, la voix de Cécile McLorin Salvant (ses lunettes blanches, sa drôle de robe genre cacatoes), la clarinettiste Anat Cohen (sœur d’Avishai), la drummer Allison Miller et les autres. De la chimie pure, un instant de grâce, loin des décibels de la scène Masséna.

McBride : une autre planète

Il a démarré en plaçant son set sur orbite, à une altitude que même Thomas Pesquet n’a pas osé fréquenter dans la station internationale. Pas de concession, mais de l’énergie, de l’imagination. Dans le déroulement de son concert, le contrebassiste Christian McBride est progressivement revenu sur terre avec des lignes mélodiques plus « classiques » au fil des morceaux. Parfaitement entouré de Nasheet Waits à batterie et de Marcus Strickland au ténor, il avait aussi à ses côtés un jeune trompettiste dont quelque chose nous dit qu’il faut retenir le nom : Josh Evans. Certes un peu bavard avec l’instrument, mais déjà d’une grande maturité. Il faut dire qu’avec McBride, il est à bonne école !

Yun Sun Nah : Timide comme toujours, charmante comme jamais 

Yun Sun Nah à la carrière déjà féconde semble avoir pris un virage, mettant sans doute provisoirement de côté son jazz si personnel pour aller se « ballader » sur des chansons plus classiquement traditionnelles du répertoire et de ses compositions. La surprise n’était donc pas à l’endroit attendu, même si en fin e concert elle s’est livrée à un duo avec la batterie (Dan Rieser) qui a permis de retrouver son (incroyable) technique vocale au service d’une voix plus barytonnante qu’auparavant. Elle était entourée de musiciens barbus comme des ZZ Top, dont l’épatant Jamie Saft (piano, orgue Hammond, Fender Rhodes), à la carrure de bucheron canadien mais aux doigt délicats.
Coup de cœur confirmé pour la dame coréenne, qu’on espère retrouver (l’an prochain) sur sa « voix » plus expérimentale.

Au Nice Jazz Festival, l’aventure continue jusqu’à vendredi soir…

Photo de Une : McBride Copyright Ville de Nice Julien Veran

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