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Fin de cet événement il y a 2 mois - Date du 17 novembre 2017 au 5 mars 2018

Les tribulations de Jean Gilletta sur les routes des Alpes-Maritimes

Reporter photographe et presque ethnographe, Jean Gilletta a parcouru en tous sens les Alpes-Maritimes sur sa pétrolette à moteur il y a un peu plus d’un siècle. De ses voyages, casquette ou chapeau sur la tête, il a rapporté dix mille photos. Beaucoup représentent les paysages de nos montagnes, les villages, les figures altières comme celles des bergers et des paysans d’autrefois, les fêtes et même les faits divers comme les déraillements de train. Ses clichés, édités en cartes postales, ont largement contribué à la renommée mondiale de la French Riviera.

Le tramway à.. Saint Martin-Vésubie

Jean Gilletta, en plein travail. AC

Sur son tricycle De Dion-Bouton à moteur, il a parcouru en toutes saisons les routes et chemins de l’arrière-pays. Pour poser son trépied devant des scènes typiques, des ouvrages d’art, des caprices de la nature. Clic-clac : il a immortalisé ce passé disparu sur ses plaques sensibles.
Belles dames coiffées de chapeaux, messieurs moustachus à l’air important, luxueuses villas, Palais de la jetée entre les palmiers, escadres au mouillage, visite des présidents de la République... Jean Gilletta voulait tout photographier, montrer le réel comme s’il était conscient que le moindre détail pouvait revêtir un caractère documentaire passionnant pour les générations futures.
Des photographies et des cartes postales font découvrir la vallée de la Vésubie d’abord utile aux villes du littoral pour ses apports en bois, en blé ou en bon lait. Puis, avec le développement des voies de communication, les citadins iront trouver dans nos montagnes un intérêt nouveau. Lantosque sera rejointe par la route en 1863, Roquebillière en 1870, Saint Martin Vésubie en 1877. Tandis qu’il faudra attendre 1910 pour pouvoir gagner Saint Martin en tramway électrique (mais oui !) au bout d’un voyage cahotant de 3h10.

Dans les villages, on s’attroupe autour du photographe, et c’est la population qui se retrouve sur le cliché à l’occasion de la foire annuelle pour ce qui fut sans doute la première photo de leur vie.

À l’époque on aimait les cartes postales. On les envoyait en toutes circonstances, pour le plaisir. Aujourd’hui, ces vues nous permettent de voyager dans le temps, en embarquant ; cheveux au vent, sur le porte bagage de Jean Gilletta.

Photo de Une : (détail) Sur son tricycle motorisé, Jean Gilletta a parcouru le département en tous sens fin du XIXème siècle, début XXème, rapportant des clichés artistiques à découvrir à la Villa Masséna. Ci-dessus, l’affiche de l’exposition. (AC)

Artiste(s)

Jean Gilletta

Photographe, 1856-1933 À l’heure où les plus belles histoires s’écrivent, il est un récit que l’on aime à découvrir car il s’inscrit dans un paysage photographique qui met à l’honneur un homme et son « pays ». Jean Gilletta est de ces artistes qui déploient au travers de ses images une Côte d’Azur dont (...)

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