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Fin de cet événement dans 5 mois - Date du 11 juillet 2020 au 14 novembre 2020

Exposition d’été du Musée de l’Annonciade consacrée à Nadia Léger

Le musée de l’Annonciade en consacrant une exposition cet été à Nadia Léger (1904-1982), souhaite mettre en lumière une artiste accomplie, restée jusqu’à ce jour dans l’ombre.

L’exposition « Les couleurs de Nadia » qui se tiendra du 11 juillet au 14 novembre 2020 au musée de l’Annonciade, offrira au public l’occasion d’apprécier cette artiste trop longtemps méconnue.

Un programme culturel de conférences et débats permettra de mettre à l’honneur les femmes artistes de la première moitié du XXème siècle

Les mineurs-1953 © ADAGP Paris 2020 (collection particulère)

Son immense talent a longtemps été occulté par la célébrité de son mari, le peintre Fernand Léger à qui elle a consacré sa vie.
Pourtant Nadia Léger est à l’origine d’une œuvre riche et variée, d’une extraordinaire modernité. Ses œuvres traversent les plus grands courants picturaux du XXème siècle, du suprématisme au cubisme, en passant par le
surréalisme jusqu’à un réalisme socialiste aux tonalités chromatiques annonciatrices du Pop art. En URSS, la jeune Nadia Khodossievitch signe ses premières œuvres sous l’égide de Malevitch, pionnier du suprématisme, dont elle fut l’élève, de Strzeminski, icône de l’avant-garde polonaise, avant de rejoindre à Paris l’atelier d’Amédée Ozenfant et de Fernand Léger. Dans la capitale des arts, elle fait cimaise commune avec Mondrian ou Arp et côtoie Picasso, Chagall mais aussi toute l’intelligentsia de l’époque.

Les tableaux, gouaches, dessins et sculptures qui seront exposés au Musée de l’Annonciade témoignent de cette diversité. Cette cinquantaine d’œuvres provient principalement du fonds Nadia Léger précieusement conservé par ses ayants-droit. Nombre d’entre elles, inconnues des spécialistes ou des marchands seront présentées pour la première fois au public et surtout au sein d’un musée de France.

Nature morte Samovar-1957 © ADAGP Paris 2020 (collection particulière)

Grâce à une entreprise considérable d’exhumations d’archives et de recherche des œuvres en France et en Russie, nécessitant dix ans de travail, un ouvrage conséquent a été publié récemment par Aymar du Chatenet. Il s’est entouré dans cette aventure passionnée, des précieuses collaborations d’historiens, des petits-enfants et de l’arrièrepetite-fille de Nadia ainsi que du Comité Léger. Cet ouvrage, est la première étape d’un processus de réhabilitation, cette grande exposition monographique en est le prolongement. « Les couleurs de Nadia », s’attachera à repositionner Nadia dans sa contribution novatrice et sa participation singulière aux courants artistiques majeurs du XXème siècle.

Dessins préparatoires, œuvres de jeunesse, natures mortes cubistes, compositions et sculptures suprématistes, toiles surréalistes, grands formats teintés de réalisme soviétique, c’est ce foisonnement que cette exposition tropézienne mettra en lumière.

Nadia sublime le contraste des couleurs si cher à Fernand. Mais elle s’émancipe du Maître et forge son propre style avec sa propre identité, sa propre fulgurance. Sa palette irradie, les rouges s’enflamment, ses bleus s’éclairent et son vert se réjouit. Passée maître dans l’art du portrait et de l’autoportrait à la manière d’une Frida Kahlo, ses toiles
s’illuminent par l’affirmation de couleurs franches traitées en larges aplats.
Toute sa vie Nadia crée et produit sans relâche une œuvre forte en couleur. C’est dans les lumières du sud que Fernand et Nadia Léger, comme bien d’autres artistes avant eux, y ancrent leur destin.

La jeune russe aux origines très modestes vivra près de trente ans sur la Côte d’Azur faisant même ériger le Musée national Fernand Léger à Biot, en mémoire de son mari.

Désormais c’est sur les terres du Var où elle a résidé jusqu’en 1982, qu’elle repose pour l’éternité dans la commune de Callian.

MUSÉE DE L’ANNONCIADE - SAINT-TROPEZ
11 JUILLET - 14 NOVEMBRE 2020

Visuel de Une (détail) Autoportrait © ADAGP Paris 2020 « collection particulière »

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