| Retour

Fin de cet événement Janvier 2015 - Date du 17 mai 2014 au 4 janvier 2015

La figure à nu

Hommage événement à l’artiste Nicolas de Staël.

À l’occasion du centenaire de la naissance de l’artiste, le Musée Picasso organise, avec la collaboration du Comité Nicolas de Staël, jusqu’au 7 septembre 2014, une exposition rare dédiée au nu et à la figure dans l’oeuvre de Nicolas de Staël consacrée à la période 1951 à 1955.

80 000 visiteurs depuis le 17 mai !!
En raison de son succès, et grâce à la générosité des prêteurs, l’exposition Staël, la figure à nu, 1951-1955 est prolongée jusqu’au 4/01/2015 !

À partir de 1951 en effet, et jusqu’à sa disparition le 16 mars 1955, Staël renoue dans sa production avec les grands thèmes de la peinture, et en particulier avec celui du nu et de la figure féminine – que l’exposition d’Antibes illustre en rassemblant, pour la première fois, un ensemble de peintures et de dessins souvent inédits qui lui sont consacrés.

Genèse de l’exposition expliquée par Jean Louis Andral, Directeur du Musée Picasso,
dans le catalogue de l’exposition :

« Nicolas de Staël von Holstein est né à Saint- Pétersbourg le 23 décembre 1913 (calendrier julien), soit le 5 janvier 1914 du calendrier grégorien. Après avoir organisé, en 2005, l’exposition « Un automne, un hiver », consacrée aux six derniers mois de création de l’artiste à Antibes, et en 2011, l’exposition « La Vie dure », centrée sur les années passées à Nice pendant la Seconde Guerre mondiale, avec sa compagne peintre Jeannine Guillou, dans l’entourage de leurs amis réfugiés à Grasse – les couples Arp et Magnelli, Sonia Delaunay –, j’ai souhaité, pour le centenaire de la naissance de l’artiste, compléter ce qui devient un triptyque Staël par la présentation de « La Figure à nu ».

Ce projet est né de ma confrontation quotidienne avec son ultime nu peint, le Nu couché bleu réalisé à Antibes, tableau que son propriétaire a généreusement déposé au Musée Picasso.

Nu couché bleu, 1955
Huile sur toile / Oil on canvas 114 x 162 cm Collection particulière / Private collection Photo © imageArt, Claude Germain

Ce chef-d’oeuvre est caractéristique de la dernière manière du peintre, avec la nouvelle matière fine qu’il adopta au début des années 1950, lorsqu’il remplaça le couteau, qui le faisait maçonner ses murs de couleurs, par le pinceau, en brossant les formes fluides de paysages et de nus, pour
embrasser la peinture comme on embrasse une femme. […] »

« […] Cette question du nu interpelle Staël depuis que la figure, ou le figural, réinvestit sa création en ce début des années 1950. Ainsi écrit-il à son ami poète en avril 1952 : « Mais voilà, place Saint- Michel, une fille de Marseille qui m’enlève tout le
calme pour méditer à mes projets. Une vulgarité, René, telle que cela devient sublime et ronde comme une pierre tendre. Dieu sait si j’arrive à faire un nu avec ce phénomène, mais jamais je n’ai vu un volume pareil à vingt ans. » Le peintre ne
tardera pas à donner la réponse à sa question. […]

Réponse à venir découvrir sans tarder au Musée Picasso !

Nicolas de Staël , 1954
Denise Colomb- Négatif monochrome, négatif souple / B lack and white negative,flexible film Charenton-le-Pont, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine Donation Denise Colomb - Photo © Ministère de la Culture
médiathèque du patrimoine - dist. RMN Grand Palais / D enise colomb

Photo de Une : Étude de nu, 1952-1953 - Encre de Chine sur papier / Indian ink on paper 41,3 x 53,7 cm - Achat en 1977 – n°inv. AM 1977-13 Paris, Centre Pompidou. Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle Photo © Centre Pompidou, MNAM -CCI,Dist. RMN -Grand Palais / Georges Meguerditchian service de presse / Musée Picasso Antibes

Artiste(s)

Nicolas de STAËL

Né le 5 Janvier 1914 à Saint-Pétersbourg, et, mort le 16 Mars 1955 à Antibes. Suite à la révolution de 1917, la famille part pour la Pologne, mais ses parents y meurent. Il sera confié à une famille de nationalité russe, les Fricero. Ils l’inscrivent au collège Cardinal Mercier, où il se passionne (...)

pub