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Fin de cet événement Décembre 2015 - Date du 22 janvier 2015 au 19 décembre 2015

Conférences Terra Amata

Comme chaque année, le musée d’Archéologie de Nice – site de Terra Amata organise un cycle thématique de conférences avec le soutien des amis du musée, le CEPTA. Cette année, le choix retenu est la découverte des techniques de la Préhistoire. Ce programme comporte deux cycles ; Un sur la préhistoire, 400 000 ans de nouvelles technologies de Terra Amata au World Wide Web. Un sur l’Antiquité : Délices antiques & Les plaisirs dans l’Antiquité

Programme annuel 2015

400 000 ans de nouvelles technologies de Terra Amata au World Wide Web : Cycle de huit conférences sur la Préhistoire

Jeudi 22 janvier 2015 à 18 h

Dominique CAUCHE
(Docteur en Préhistoire, Chercheur Laboratoire Départemental de Préhistoire du Lazaret)

A la découverte des premiers outils

Les plus anciens outils de pierre taillée ont été découverts dans différents sites du grand rift oriental africain. Ces premiers outils, obtenus par percussion, sont essentiellement des éclats à bord tranchant, utilisés par les hominidés dans des activités de boucherie.

Jeudi 19 février 2015 à 18 h

Olivier NOTTER
(Docteur en Préhistoire, Chercheur associé au Musée d’Anthropologie Préhistorique de Monaco)

Les techniques et l’outillage de l’Homo erectus

Les Homo erectus du Paléolithique inférieur ont développé un outillage original avec notamment l’invention du biface. Cette période nous a également laissé des traces de nombreuses techniques de fabrication d’outils en pierre mais aussi en bois et même à en os…

Jeudi 12 mars 2015 à 18 h

Nicolas NAUDINOT
(Maitre de Conférences à l’Université de Nice - Chaire d’excellence CNRS)

Les techniques des premiers hommes modernes
Il y a environ 40 000 ans, les hommes modernes (Homo sapiens) peuplent progressivement l’Europe. Dans certaines régions, ils cohabiteront pendant plusieurs siècles avec Neandertal. Ces groupes vont développer de nouvelles technologies dans différents domaines tels que la taille des roches dures, le travail des matières dures animales, la confection de parures ou encore la réalisation d’un riche art mobilier et pariétal. Le développement de ces différentes techniques est toutefois tout sauf linéaire et les schémas évolutionnistes, régulièrement exposés dans les manuels scolaires ou dans la presse sont à proscrire. Cette conférence sera l’occasion d’aborder ces différentes techniques développées par l’homme moderne au cours du Paléolithique supérieur, de pister leur évolution au cours de la période et d’effleurer la délicate question des moteurs à l’origine de ces changements.

Jeudi 16 avril 2015 à 18 h

Bertrand ROUSSEL
(Directeur adjoint du Musée d’Archéologie de Nice)

L’archéologie expérimentale : du geste à la technique
L’archéologie expérimentale est une démarche scientifique qui consiste à reproduire les gestes des hommes du passé pour mieux comprendre leur comportement et leur mode de vie. Elle a permis de reconstituer et de mieux appréhender un grand nombre des techniques des hommes de la Préhistoire.

Jeudi 17 septembre 2015 à 18 h

Patricia VALENSI
(Docteur en Préhistoire, Conservateur du musée de Tourrette-Levens)

Les techniques de chasse et de pêche
L’acquisition de la nourriture est évidemment une activité importante pour les hommes de la Préhistoire. Cette conférence se propose de faire le point sur l’évolution de ces pratiques (charognage, chasse, pêche) durant les époques paléolithiques.

Jeudi 15 octobre 2015 à 18 h

Didier BINDER
(Directeur de Recherche au CNRS)

Les premières céramiques de Méditerranée occidentale : apports des recherches récentes dans l’arc liguro-provençal
L’avènement du Néolithique constitue une véritable révolution des rapports entre l’homme et son environnement. Mais il est également un puissant moteur dans la mise en oeuvre de nouvelles techniques, comme la céramique et le développement du polissage de la pierre.

Jeudi 19 novembre 2015 à 18 h

Sandrine BONARDIN
(Maître de Conférences à l’Université de Nice)

La parure et ses techniques au Néolithique
La parure est un mode de communication important. Elle montre le développement d’une certaine complexification de la société. Cette conférence s’attachera à présenter les différentes techniques mises en oeuvre pour la fabrication des parures au Néolithique.

Jeudi 17 décembre 2015 à 18 h

Romuald MERCURIN
(Chercheur au Service Archéologie de la Métropole Nice Côte d’Azur)

La métallurgie à l’âge du Bronze en Provence
Pratiquée dès la fin du Néolithique, la métallurgie des alliages cuivreux connaît à l’âge du Bronze (v. 2100-750 av. n. è.) un essor important avec l’utilisation d’un alliage de cuivre et d’étain : le bronze. D’abord utilisé pour la production de petits objets en tôle (parures, alênes), le bronze est ensuite coulé dans des moules pour la fabrication d’objets de plus en plus variés (armes, outils, parures complexes, etc.). En Provence, la technologie du bronze, peu développée au Bronze ancien et moyen, culmine au Bronze final (foyer des Hautes-Alpes) et reste bien vivace jusqu’au plein âge du Fer.
Musée d’Archéologie de Nice

Délices antiques Les plaisirs dans l’Antiquité : Cycle de trois conférences sur l’Antiquité

Mercredi 25 mars 2015 à 18 h

Olivier GHIRINGHELLI
(Médiateur Culturel au Musée d’Archéologie de Nice)

Thermes, hygiène et plaisir du corps
Les thermes sont un bâtiment public central dans la vie des romains. On y vient non seulement pour s’y laver mais c’est également un lieu de sociabilisassions et de plaisir.

Mercredi 15 avril 2015 à 18 h

Cyril DUMAS
(Conservateur des musées des Baux-de-Provence)

L’humour, l’amour dans l’art romain entre morale et concupiscence
Mosaïques, peintures, sculptures, fresques, céramiques, l’art romain sous toutes ses formes participe à la gloire de l’Empire. Pourtant, l’analyse des décors érotiques antiques est un sujet méconnu et peu étudié. Bien que ces représentations sexuelles étaient légions à l’époque romaine, peu d’entre elles ont supporté le filtre de la censure moderne. Cette iconographique singulière illustre Priape qui est le dieu le plus représenté du monde romain. Corrélativement, de nombreux décors de céramiques et de fresques révèlent l’intimité du couple. L’ensemble de ces images semble exhorter à la luxure et au goût pour la licence. Pourtant aujourd’hui, à l’obsession du « réalisme » succède une étape nouvelle avec la priorité donnée au « symbolique ».

Mercredi 6 mai 2015 à 18 h

Eric DELAVAL
(Directeur du musée d’Antibes)

Le garum, un plaisir de la table chez les romains
Dans l’Antiquité, les romains étaient particulièrement friands de garum et de sauces de poisson similaires, nommées liquamen, muria, allec, etc. qui servaient à assaisonner les plats et relever le goût des desserts. Antibes exportait alors ses productions jusqu’à Rome. En s’appuyant sur l’archéologie, les textes et l’enquête orale, la conférence évoquera cet indispensable condiment qui a marqué l’histoire du goût et dont le « pissalat », présent aujourd’hui sur nos côtes, serait le digne survivant.

Photo de Une : DR Ville de Nice - Vue du site Cimiez

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