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Fin de cet événement dans 1 mois - Date du 6 juillet 2022 au 19 juillet 2022

61e JAZZ A JUAN : que chacun profite de la fête et de la joie du jazz !

Le Festival de Jazz à Juan a fêté son 60ème anniversaire l’an dernier, mais il n’a pas pris un coup de vieux pour autant ! Au contraire, il a rajeuni cette année avec une programmation tout autant axée sur un « jazz rock » que sur le jazz traditionnel, afin d’attirer un public plus jeune.

Après la disparition de Jean-René Palacio, son Directeur durant les dix dernières années, ce sont trois « jeunes » venant de la planète Jazz qui prennent sa place, avec une grande complicité entre eux : Jean-Noël Ginibre, Reno di Matteo et Pascal Pilorget, « les trois mousquetaires », paraît-il.

Ce trio est chargé de renouveler le style du plus ancien Festival de Jazz d’Europe avec la sélection d’un jazz qui évolue avec le temps, mais sans entraîner la perte de l’identité de cette manifestation inscrite par son ancienneté dans la tradition festivalière.

Sans tout révolutionner, les sélectionneurs ont osé des audaces en invitant des artistes qui permettront d’élargir le public et de le rajeunir en mixant le jazz traditionnel et les musiques actuelles passant du hip-hop au rock. Bref, une programmation très éclectique pour l’édition 2022 de ce Festival (du 6 au 19 juillet) !

Chacun se réjouit de retrouver, face à la mer, la fameuse pinède de Juan devenue légendaire dans le monde entier grâce à son Festival de Jazz, internationalement célèbre.

Au début de chaque concert, le ciel est encore clair avec le soleil se couchant avant que les étoiles ne s’accrochent au-dessus des pins parasols et que les cigales commencent à chanter tant et plus, couvrant parfois la musique.

C’est dans ce lieu magique que chacun prend un immense plaisir à entendre en live une somptueuse musique pour des moments qui resteront inoubliables.

En ouverture, le 6 juillet, le légendaire crooner, George Benson, revient avec sa guitare pour prouver son talent fou à improviser.

Sa virtuosité inégalée lui assure un immense succès. Ce sera d’ailleurs son 10ème concert à Juan. Pour débuter la soirée, la venue d’une grande révélation du jazz vocal, Cécile McLorin Salvant  : avec un swing très personnel et un talent du à son aplomb, elle mêle standards et compositions originales.

C’est Herbie Hancock qui bat les records du nombre de concerts à Juan. Sa venue, le 18 juillet, marquera la 13ème fois à jouer du piano dans la pinède ! Personne ne se lasse de sa virtuosité, aussi réjouissons-nous d’avance de voir combien sa musique évolue avec le temps tout en conservant son toucher délicat ajouté à une rythmique époustouflante. Cette soirée sera incontournable puisque au même programme s’ajoute Tigran Hamasyan. Ce pianiste a déjà enthousiasmé Juan de son jeu énergique, associé, ce soir-là, à ceux de Matt Brewer et Justin Brown, avec lesquels il joue en trio.

Devenu un ambassadeur de son pays, Cuba, Roberto Fonseca crée au piano un jazz qui mêle tous les styles avec un talent tel qu’il a trouvé place au sein du Buena Vista Social Club en s’imposant en figure majeure. Sur scène le 9 juillet, il succédera au collectif Snarky Puppy, un groupe d’artistes de tous les horizons musicaux qui ne cessent d’aller de l’avant... (venus en 2015 à Juan).

Premier concert dans la pinède pour le Delvon Lamarr Organ Trio (orgue, guitare, batterie) qui joue dans le style rythm’n blues des années 60. A découvrir sur scène avant ce trio, John Legend, également nouveau venu à Juan, un chanteur entre hip-hop et soul traditionnelle, qui fut un des interprètes de La La Land.

Le lendemain également une soirée découverte avec Matthis Pascaud, un jeune prodige de la guitare aux audacieuses compositions qui jouera en compagnie du crooner anglais Hugh Coltman qu’on a déjà eu la chance d’entendre au cours de 2 concerts. Ainsi la légende s’associe à la découverte ! Au même programme, Trombone Shorty, (de son vrai nom Troy Andrews). A la fois tromboniste et trompettiste, ce véritable surdoué depuis l’enfance, a développé son propre style entre funk et New-Orleans. Talent et charisme font des merveilles !

Retour à Juan tous les 10 ou 20 ans, du Charles Lloyd Quartet. Accompagné de Bill Frisell, Ruben Rogers et Hendrick Scott, ce saxophoniste mêle tous les styles : country, blues, John Coltrane, le fado, Bartok, ... aussi ne peut-il que nous étonner et nous enthousiasmer !

Le pianiste Chucho Valdés et le saxophoniste et clarinettiste Paquito D’Rivera, grands amis et immenses musiciens, ont trop rarement joué ensemble. Ils se réjouissent, et nous aussi, d’être réunis le 12 juillet, entourés d’une formation exceptionnelle pour un répertoire latino-américain qui fit le succès de chacun d’eux.

Avec sa voix caressante, Stacey Kent – venue déjà 2 fois – a profité du confinement pour élargir son éclectique répertoire : Barbara, Paul Simon, John Lennon, Gershwin,... Un beau jazz vocal qui précédera sur scène, le 13 juillet, l’Irlandais Van Morrison, emblème de la génération Woodstock, pour la première fois à Juan.

Le 14 juillet, c’est la fête dans toute la France, mais tout particulièrement à Antibes et Juan où toutes les rues s’animent de Jazz.

Durant l’entracte du concert, le public de la pinède peut admirer le traditionnel feu d’artifice qui se reflète dans la mer. Ce soir-là, pour la première fois au programme, le Sébastien Farge Quartet et ses improvisations. Il sera précédé du saxophoniste Thomas de Pourquery, accompagné par le Brass Band du Conservatoire de Musique d’Antibes.

Venu pour la première fois à Juan en 1963, avec Miles Davis, le bassiste Dave Holland a créé son trio avec le saxophoniste Chris Potter et le percussionniste indien Zakir Hussain qui joue du tabla comme personne pour explorer l’influence du jazz sur la musique indienne ! Avant ce trio, le soir du 16 juillet, Gilberto Gil reviendra avec sa guitare à Juan, et cette fois accompagné de sa famille, car tous ont un lien avec la musique.

Né à Bali, le jeune Joey Alexander mêle des standards à ses propres compositions où il ose de multiples impros : honneurs et nominations pleuvent ! Il précède, le 17 juillet, la célèbre Diana Krall dont le talent vocal n’est plus à vanter. Venue déjà 6 fois, la chanteuse canadienne fait partie de l’imaginaire universel.

Immense célébrité aussi pour Paul Anka qui chante pour la première fois à Juan le 8 juillet. Cet artiste n’oublie jamais de stimuler les sens et le corps en employant des formules simples et efficaces. A l’affiche le même soir, une légende du jazz : Rhoda Scott dont le swing est célèbre dans le monde entier pour un jazz traditionnel de gospels et negro spirituals.

C’est d’ailleurs par l’habituelle soirée de gospels que se termine le Festival. Le Collectif Let’s Get Together viendra partager avec le public une grande messe survoltée !

Pendant la durée du Festival, les rues de Juan-les-Pins et d’Antibes seront animées de 20 concerts gratuits donnés par près de 70 musiciens, afin que chacun profite de la fête et de la joie du jazz !

Caroline Boudet-Lefort

Photo de Une : Ça va groover avec les SNARKY PUPPY ! ©DR

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