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LITTLE JOE de Jessica HAUSNER

Alice, mère célibataire, est une phytogénéticienne chevronnée qui travaille pour une société spécialisée dans le développement de nouvelles espèces de plantes. Elle a conçu une fleur très particulière, rouge vermillon, remarquable tant pour sa beauté que pour son intérêt thérapeutique. En effet, si on la conserve à la bonne température, si on la nourrit correctement et si on lui parle régulièrement, la plante rend son propriétaire heureux. Alice enfreint le règlement intérieur de sa société en offrant une de ces fleurs à son fils adolescent, Joe. Ensemble, ils vont la baptiser « Little Joe ». Mais, à mesure que la plante grandit, Alice est saisie de doutes quant à sa création : peut-être que cette plante n’est finalement pas aussi inoffensive que ne le suggère son petit nom.

Science sans conscience .... Bien voilà, il en fallait un de Flop, on le tient.

Au-delà du fait que le sujet paraissait intéressant, un film de SF en compétition à Cannes, l’effet Waouhhh s’est transformé en flop magistral, dommage.

L’on avait bien saisi l’intérêt et le sujet propre à la réflexion sur les laboratoires et leur systeme de recherche pas souvent éthique.
Ces multinationales toutes puissantes qui œuvrent en silence et sous couvert de subvention européenne et mondiale pour notre soit disant bien être, provoquent quelquefois des ratés, surtout lorsque les chercheurs ne s’attellent pas à respecter les protocoles et les justes mesures de sécurité et d’études épidémiologiques propres en la matière.

La soif d’argent et de reconnaissance provoquent quelquefois la perte morale et balaie la déontologie de certains chercheurs dans leur quête de ce qui semblait être le meilleur pour l’humanité.

On aurait pu traiter le sujet en 45 minutes, sur Netflix dans la série Blackmirror, et l’on aurait été très heureux parceque certainement plus efficace.

Ici, c’est carrément long, la réalisation et l’ambiance à la sauce publicitaire "Flowers de Kenzo" nous lasse indubitablement, ne parlons pas de la musique qui par la fin nous donne juste la nausée d’un film pas bien né.

S’en est trop, je vais donc pouvoir me faire sentir ailleurs, Adieu Little Joe.

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