| Retour

Wim Delvoye, l’électron très libre (1/3)

SON PARCOURS

Nice-arts 2000+

Wim Delvoye, belge d’origine flamande, est né en 1965 à Wervik. Toutefois, ce plasticien est très présent sur la Côte d’Azur. Il a déjà exposé au MAMAC de Nice, notamment en février 2010, dans le cadre de l’exposition Dessins et maquettes. Ses sept cochons tatoués qu’il avait élevés en Chine près de Pékin, avant de les naturaliser provoquent aussitôt des protestations de la part des militants de la cause animale, dont la fondation Brigitte-Bardot. Un vif débat de fond sur les limites éthiques dans l’art contemporain en découle.
Connu internationalement, ce plasticien plus atypique que les atypiques est présenté en permanence à Monaco à la Galerie SEM-ART et est proposé actuellement à travers une nouvelle exposition de la Galerie Pieters à Saint Paul de Vence, du 16 mars au 5 mai 2014 .

Wim Delvoye, présentation à la Galerie Pieters à Saint Paul de Vence, 2014
A partir de Shovels (1989)
Wim Delvoye pose devant sa sculpture "Suppo", sous la Pyramide du Louvre © Fred Dufour / AFP

Wim Delvoye s’était fait (re)connaître par une installation très provocatrice qui dénote [1]
entièrement son « personnage » d’artiste !.. Présentée pour la première fois pour l’an 2000 au musée Mukha d’Anvers, Cloaca ou la « machine à caca » comme il la nomme cherche à reproduire le processus de la digestion ! On y entre des aliments, notamment des plats cuisinés de grands chefs et il en ressort des sortes d’excréments... Avec l’apparence sérieuse d’un supposé laboratoire de sciences, la machine Cloaca souhaite introduire l’apparence du vrai, tout en se détournant de la réalité.

Wim Delvoye, première version de la Cloaca, 2000
Wim Delvoye, dessin d’étude, première version de la Cloaca, 1999

La première version de la Cloaca est une machine de 12 mètres de long, 2,8 mètres de large et 2 mètres de haut. Elle est composée de 6 cloches en verre, contenant différents sucs digestifs avec enzymes et des bactéries, etc., le tout dans un milieu très humide. Les cloches sont reliées entre elles par une série de tubes, tuyaux et pompes. Contrôlée par capteurs et ordinateurs, l’installation est maintenue à la température du corps humain (37,2 °C) et fait circuler les aliments, ingérés 2 fois par jours, pendant 27 heures, pour y produire au final des excréments. [2] Son coût de construction a été d’environ 200 000 dollars.

« Depuis un moment déjà, Wim Delvoye fait de la merde. C’est même sûrement, ce qui à ce jour l’a rendu le plus célèbre. Il faut dire que ce n’est pas une mince affaire et qu’il lui a fallu des années de recherche en collaboration avec des scientifiques pour arriver à ce résultat. Cloaca, est en effet une sculpture machine nourrie par les meilleurs cuisiniers et entretenue par des spécialistes pour qu’au bout du compte, elle défèque.
Réponse ironique à tous ceux qui pensent que l’art contemporain n’est que de la merde, Cloaca crée des déplacements de l’humain au mécanique, de l’intime et du caché à la monstration publique.
Le lieu d’exposition, la galerie et le musée en tant qu’instances de validation, participent grandement à cette transformation de la matière fécale en matière noble. Avec Cloaca Wim Delvoye ne produit pas uniquement du grotesque, du scandaleux ou du spectaculaire, il crée des décalages qui élargissent le champ de l’art et ouvrent aux questionnements. »

Claude-Hubert Tatot

Son intérêt pour l’art démarre très jeune, Wim Delvoye adore dessiner en permanence pendant les cours. Cette passion le conduit à vouloir faire l’Ecole des Beaux Arts de Gand. Atypique, car sans doute enfant précoce, il a beaucoup de difficultés à entrer dans un cursus classique. Tant bien que mal, il atteint la dernière année ; toutefois la direction en profite pour le renvoyer sans diplôme en prétextant une dispute un peu violente…
Cela ne le décourage pas à entrer dans une carrière d’artiste par d’autres voies. Il reviendra plus tard à ses dessins d’enfants en les publiant dans un livre Early Works, puis en multipliant les expositions pour poser la question de l’origine et de l’identité de l’artiste.

Wim Delvoye, Early Works, (1968-1971)
Ces premiers dessins datent de l’âge de 3 ans…
Wim Delvoye, Early Works, exposition au MAMCO de Genève, 2006

http://www.youtube.com/watch?v=KoC5KjqXfX8
Early Works Wim Delvoye par Jean-Pierre Criqui,
lors de l’exposition à la Galerie Nathalie Obadia, 2004

Difficile chez cet électron libre de définir des périodes ou la moindre progression dans son travail. Tout est affaire d’insigths qu’il décline ensuite quand l’œuvre rencontre une certaine audience. Par exemple, le célèbre « Cloaca » a proliféré sous au moins 15 formules diverses dont le Cloaca New & Improved (2001), Cloaca Turbo (2003), Cloaca Quattro (2004), Cloaca n° 5 (2005), Personal Cloaca (2006), sans oublier le mini Cloaca (2007) de taille réduite –deux mètres de hauteur- au Super Cloaca (2007) de plus de 14 mètres et le portable, Cloaca Travel Kit, démontable et remontable à souhait !

http://vimeo.com/45127139
Wim Delvoye, Cloaca (2000-2007) à
Casino Luxembourg - Forum d’art contemporain, 2007

Les thèmes qu’il exécute actuellement ont généralement déjà être traités dans sa jeunesse. Le plasticien considère que son rôle d’artiste est de réexplorer et de perfectionner en permanence les mêmes directions de travail. Comme jalons reconnus de son parcours, citons :
- Shovels (1989) : une pelle de maçon est peinte aux armoiries d’un prince, pour tisser deux univers distants (voir ci-dessus) ;
- Mosaïques (1990) : de magnifiques carreaux de céramique, symbole de propreté, sont décorés avec des motifs à base d’étrons ;
- Bétonneuses (1990) : une série d’engins de chantier sont reproduits en bois de qualité, à la manière d’un mobilier ecclésiastique ;

Wim Delvoye, Bétonneuse, 1991
bois teck couleur rouge, 186 x 181 x 145 cm, Collection FRAC Lorraine

- Eddy et Christophe, etc. (1995 et suivantes) : les célèbres cochons vivants tatoués sont déclinés depuis de multiples façons ;
- Nichoirs (1998) : une série de nids sont décorés avec des accessoires sado-masochistes ;
- Trophy (1999) : des animaux taxidermisés sont mis en scène de façon humanisée : ainsi un cerf et une biche copulent dans la position dite « du missionnaire » ;

Wim Delvoye, trophy, 1999
Wim Delvoye, trophy, 2010
Wim Delvoye, trophy, 2011

- Finale (1989-1990) : des vitraux médiévaux racontent des matchs de football…
- Marble floor (1999) : vu de loin, on reconnaît des sols en marbre ; de près, les éléments sont des tranches de jambon !
- 9 muses (2001) : une série de vitraux qu’il a réalisés avec des radiographies aux rayons X. Elles-mêmes sont « X », puisqu’il s’agit de scènes sexuelles…
- Mudam (2006) : une chapelle d’inspiration gothique, tout en métal, et ornée de vitraux à l’imagerie subversive, où l’artiste y décline l’autocitation en verres noirs, gris et colorés. Doigts d’honneurs, baisers, intestins humains, squelettes de Cloaca sont radiographiés et accèdent ainsi au statut de « vitraux païens ».


Wim Delvoye, Chapelle, 2006
Vitraux et chapelle métallique 480 x 1080 x 705 cm
Commande et Collection Mudam Luxembourg

Aujourd’hui cet artiste bénéficie d’une renommée internationale, plutôt conséquente. Il est intervenu dans nombres d’événements artistiques majeurs avec trois participations à la Biennale de Venise (1990, 1999 et 2009), deux à celle de Lyon, ainsi qu‘à la Biennale de Corée du Sud (1997) et de Pékin (2011). Il est de plus en plus présent dans les musées les plus prestigieux, comme au Louvre en 2012, où il a « ornementé » plusieurs salles.

Pour en savoir plus

Galeries
Wim Delvoye est représenté par une quinzaine de galeries, notamment par la Galerie Emmanuel Perrotin à Paris, SEM-ART à Monaco et la Galerie Rudolphe Janssen à Bruxelles.

Sites Web :
www.wimdelvoye.be

Page de garde du site de Wim Delvoye

Expositions

Principales expositions personnelles
2012
• « Wim Delvoye "Au Louvre" », Musée du Louvre, Paris

delvoye-10
Wim Delvoye, exposition à la Galerie Perrotin, 2012

2010
• Dessins & Maquettes, MAMAC, Nice
• Knocking on Heaven’s Door, BOZAR, Brussel

2009
• Torre, Guggenheim Collection, Venise
• Cloaca N°5, Galerie de l’UQAM, Montréal, Canada
• Peggy Guggenheim Collection, Venise

2008
• Ernst Museum (Mucsarnok Nkft), Budapest
• Cloaca N°5, Glenbow Museum, Calgary, Canada
• Galerie Guy Bärtschi, Genève

2007
• Galerie Emmanuel Perrotin, Paris
• Cloaca 2000-2007, Casino
• Forum d’art contemporain, Luxembourg

2006
• Galerie Emmanuel Perrotin, Miami
• Cloaca IV, Kaohsiung Museum of Fine Arts, Kaojsiung, Taïwan
• Et voilà les cochons, Corsoveneziatto, Milan

2005
• Scale Models & Drawings, Sperone Westwater, New York

2004
• Cloaca
• New & Improved, The Power Plant, Toronto, Canada

2003
• Musée d’art contemporain, Lyon
• Caterpillars, Public Art Fund Projects (Target Art in the Park)
• Fabrica, Centro per l’Arte Contemporanea Luigi Pecci, Prato

2002
• Cloaca-New and improved, New Museum of Contemporary Art, New York
• Museum Kunst-Palast, Düsseldorf

2001
• Cloaca-New and improved, Migros Museum, Zürich

2000
• Cement Truck, Centre Georges Pompidou, Paris
• Cloaca, MUHKA, Antwerpen

1999
• Frac des pays de la Loire, Nantes

1997
• Musée de sculpture en plein air de Middelheim, Anvers
• Delfina, Londres

1995
• Musée départemental de Rochechouart

1994
• Center for the Arts, San Francisco, California
• Modulo, Centro diffusor de Arte, Lisbonne

1992
• Kunsthalle Nürnberg, Nürnberg

Principales expositions collectives

2012
• « Nunc Et In Hora Mortis Nostrae », Galerie Rodolphe Janssen, Bruxelles
2011
• « Tous Cannibales », La Maison Rouge, Paris
• « Honey is Sweeter than Blood », Laleh June Galerie, Basel
• « Incongru. Quand l’art fait rire », Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne

2010
• « Visceral Bodies », Vancouver Art Gallery, Canada
• « Exploded View », OAG, Toronto, Canada
• « Decadence Now ! Visions of Excess », Galerie Rudolfinum, Prague

2009
• « Sk-Interfaces », Casino Luxembourg, Luxembourg
• Biennale de Moscou, The Garage, Moscou
• « The State of Things - Bruxelles.Beijing », Palais des beaux-arts, Bruxelles
• « Poëtique du chantier », Musée-Château d’Annecy, Annecy
• « Unconditional Love », Biennale de Venise, Nouvel Arsenal
• « Take me There, Show me the Way », Haunch of Venison, New York
• « Superabundant Turner Contemporary Project Space », Kent
• « Mythologies », Haunch of Venison, Londres
• « Anatomie », collection Florence et Daniel Guerlain, Frac Picardie, Amiens
• « Close up », Fruitmarker Gallery, Edinburgh, Scotland
• « The Endless Renaissance », Bass Museum, Miami
• Colossal-Kunst Fakt Fiktion, Kalkriese, Allemagne
• « Messiahs », Modem, Debrecen, Hungary

2008
• « Mieux vaut être un virus que tomber malade », proposé par Isabelle Le Normand à Mains d’Œuvres
• « L’Argent », Frac Île-de-France, Le Plateau, Paris
• Présence Panchounette, CAPC, Musée d’art contemporain de Bordeaux, France
• « Animations/Fictions », MNAC, Bucarest
• « SK-Interfaces », FACT, Liverpool
• Martian Museum of Terrestrial Art, Barbican Art Gallery, Londres
• « The Glass Experience », Museum of Science & Industry, Chicago
• « Comme des Bêtes », musée des beaux-arts, Lausanne
• « Doing it my way, Perspectives on Belgian Art », MKM Museum, Allemagne
• « Take me There (Show me the Way) », Haunch of Venison, New York

2007
• « Capricci », Casino-Forum d’art contemporain, Luxembourg
• « Animanga, Exit », Festival international à la Maison des arts et de la culture de Créteil
• « Negatech », Espacio Fundacion Telefonica, Buenos Aires
• « Into Me/Out of Me », MACRO, Rome
• « The Aggression of Beauty II », Arndt & Partner, Berlin
• « Mining Glass », Museum of Glass, Washington DC

2006
• « Fiction@Love », Moca, Shanghai
• « The Complex of Respect », Kunsthalle Berne
• « Close Up », Art Centre Silkeborg
• « Glass : Material Matters », LACMA, Los Angeles
• « Into Me/Out of Me », PS1 New York
• « Contemporary Art Reflecting Medicine », Kunst-Museum Ahlen
• « Diagnose », Museum im Kulturspeicher, Würzburg, Allemagne

2005
• « Visionary Belgique », Bozar, Bruxelles
• « Missies », De Brakke Grond, Amsterdam
• « Mé Tissages », MIAT, Gent
• « Domicile », musée d’art moderne, Saint-Étienne
• « L’Idiotie », domaine Pommery, Reims
• « Burlesques contemporains », galerie nationale du Jeu de Paume, Paris
• « Die Obere Hälfte », Städtische Museen, Heilbronn
• « Big Bang », Centre Pompidou, Paris
• « Slow Art », MKP, Düsseldorf
• Biennale d’art contemporain, Lyon
• « Connexions », Mamco, Genève
• « Two Asias/Two Europes », Duolon Museum of Modern Art, Shanghai

2004
• « Birdspace : A Post-Audubon Artists Aviary », Contemporary Arts Center, New Orleans
• « Settlements », musée d’art moderne, Saint-Étienne
• « Giganten/Giants », Den Haag Sculptuur 2004, La Haye, Pays-Bas
• « Fooding : ordres et désordres de la nourriture », CAPC, Bordeaux
• 2003
• « Qu’est-ce que la photo-sculpture ? », Frac Limousin, Limoges
• « MuHKA – A choice », MuHKA, Anvers, Belgique
• « Extra », Swiss Institute for Contemporary Art, New York
• « De Manessier à Wim Delvoye », Musée national d’histoire et d’art, Luxembourg
• « Il Racconto del Filo », Museo di Arte Moderna e Contemporanea, Trento, Italie
• « Lines of Engagement », Sperone, New York
• « GNS », Palais de Tokyo, Paris
• « Paradigm of Love », Palais Thurn & Taxis, Bregenz, Autriche
• « Absolut Generations, 50 ». Biennale de Venise, palais Zénobie
• « Vanités contemporaines », musée d’art Roger-Quilliot, Clermont-Ferrand
• « Gelijk het leven is », SMAK, Gand, Belgique
• « Oxymory », Frac Basse-Normandie, Caen
• « Magie in Mediakunst », Netherlands Media Art Institute, Amsterdam
• « Mouvements de fonds », galeries contemporaines des musées de Marseille

2002
• « La vie, au fond, se rit du vrai », CAPC Bordeaux
• « La Part de l’Autre », Carré d’Art de Nîmes, Nîmes
• Busan Biennal, Metropolitan Art Museum, Busan, Corée

2001
• « Give and Take », Victoria and Albert Museum, Londres
• « Eine Barocke Party », Kunsthalle Wien, Autriche
• « The Overexcited Body », Palazzo dell’ Arengario, Milan
• « Confidences », Casino Luxembourg, Luxembourg
• « Between Earth and Heaven », PMMK, Oostende
• « Sous les ponts… », Casino Luxembourg, Luxembourg
• « The Silk Purse Project », Arnolfini, Bristol
• « Delfts Blauw », Musée municipal de La Haye, La Haye, Pays-Bas
• « Marking the Territory », Irish Museum of Modern Art, Dublin
• « Re-Touch », Kunsthal Sint-Pietersabdij, Gand
• « Styx-Projektionen », Kunsthalle Trier, Trêves, Allemagne
• « De Spiegel van het Verlangen », Broelmuseum, Kortrijk, Belgique
• « Sense of Wonder », Herzliya Museum of Art, Herzliya, Israël
• « Belgisch Atelier Belge », Dexia Gallery, Bruxelles
• « Sonsbeek 9 », Arnhem, Pays-Bas
• « Un art populaire », Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris
• « Irony », Fondaçion Miró, Barcelone

Wim Delvoye, Kashan & Mughal Jail © 2012 Musée du Louvre

Bibliographie
Gilbert Perlein, Rébecca François, Hélène Depotte, Nicolas Bourriaud, Olivier Bergesi, Wim Delvoye, Paris, Éditions Flammarion,‎ 2010, 155 p
Wim Delvoye monographie, Neuchâtel, Suisse, Éditions Ides et Calendes, coll. SuperVision, 2009, 200 p.
Pierre Sterckx, Le Devenir-cochon de Wim Delvoye, Bruxelles, Belgique, Éditions La Lettre volée,‎ 2007, 144 p.
Wim Delvoye, Cloaca & tattoos, Les Cahiers du musée national d’Art moderne, vol. 100,‎ 2007, p. 97-114
Fabian Stech, J’ai parlé avec Lavier, Annette Messager, Sylvie Fleury, Hirschhorn, Pierre Huyghe, Delvoye, D.G.-F. Hou Hanru, Sophie Calle, Ming, Sans et Bourriaud. Interviews.,, Dijon, France, Les Presses du réel,‎ 2007, 176 p.

Vidéographie

De nombreuses vidéos sont disponibles sur
https://www.youtube.com/results?search_query=wim%20delvoye&sm=1

Retrouvez la suite dans la newsletter du 2 avril 2014...

Retrouvez Nice-arts 2000+ Mode d’emploi, en cliquant ici

Artiste(s)

Wim DELVOYE

Né le 14 janvier 1965 à Wervik en Flandre-Occidentale. Il s’est fait connaître grâce à son installation "Cloaca". Celle-ci représente le processus de la digestion, on entre des aliments d’un côté, et au bout de la chaîne, en ressort l’excrément. Il fait partie d’un groupe d’artistes flamands qui (...)

pub