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Margaret michel « débranche » à la Villa Le Roc fleuri jusqu’au 30 septembre

Mais qu’on se rassure, tout n’est qu’ingénieuse récupération. Ces détournements d’objets ont une nouvelle vie grâce à l’imagination et l’ingéniosité des artistes de No Made.

Le collectif d’artistes No Made « On déménage dans le jardin » à la Villa Le Roc Fleuri de Cap d’Ail
© GR

Parmi cette véritable palette de création au grand air, Margaret Michel, artiste reconnue internationalement, prisée des grands collectionneurs, « débranche…tout » comme Michel Berger le dictait à France Gall dans une chanson. M. Michel exerce donc, cette fois, son talent à des fins écologiques sur des sculptures qui ont besoin d’air, de lumière et de soleil pour s’épanouir. L’inox de récupération s’est avéré être le matériau de prédilection dans la démarche notre artiste américaine « Il s’est imposé à moi parce qu’il est inaltérable, il brille, dure dans le temps. » Toujours fidèle au cinétique, au mouvement, elle met ici en scène des éoliennes qui jouent avec le souffle d’Eole. On peut y voir une référence aux méta-matics de Jean Tinguely, à Eric Dietman mais aussi à Picasso lorsqu’elle prend à sa manière le taureau par les cornes avec un guidon de vélo qui fait la soudure d’une de des trois sculptures présentées : East of the west wind voisinant avec North star. Ces sculptures inox font écho à celle achetée par le Mamac (Musée d’art contemporain de Nice) « Looking for signs of life ». On y retrouve la question existentielle posée par l’artiste américaine, française de cœur : « Les formes de mes sculptures nous interpellent sur la vie. La vie que l’on recherche aussi bien scientifiquement à grande échelle, dans l’espace, dans l’explosion des étoiles que dans nos neurones, nos minuscules cellules… »

Arbre fantôme, Oiseau disparu, Margaret Michel témoigne…
© GR

L’insoutenable légèreté de l’être, le ressenti d’une artiste inoxydable qui sait aussi séduire aussi avec des sculptures en bronze pour les besoins d’une exposition récente aux Etats-Unis. Avec L’Image d’un arbre fantôme aux côtés du Cri des oiseaux disparus, La militante Margaret Michel nous interpelle sur la menace qui pèse sur le végétal et la gent ailée.

Margaret Michel à la Villa Le Roc Fleuri
© GR

Ouvert de 13h à 19h. Jusqu’au 30 septembre.
23, avenue Docteur Onimus - 06320 Cap d’Ail
04 93 78 02 33 .

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