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Fin de cet événement dans 1 mois - Date du 2 juin 2018 au 4 novembre 2018

Fondation Carmignac : Sea of Desire à Porquerolles

Après une très agréable traversée en bateau du petit archipel (Port Cros, Levant) face à Hyères et à la presqu’île de Giens, on débarque sur l’île de Porquerolles, bien préservée malgré la foule estivale. Un chemin de terre surplombant la mer mène à la Fondation Carmignac.
La villa provençale de l’architecte Henri Vidal déjà aménagée à l’aide de plusieurs artistes dont Sacha Sosno dont on voit les caryatides sur la terrasse (non signalées dans le parcours) a été rachetée et réinvestie par Charles Carmignac pour créer sa Fondation.

Pour préserver le paysage, deux mille mètres carrés ont été creusés dans le sous-sol, dégageant de belles salles sans que les contours de la maison ni le paysage existants en soient modifiés.

Autour d’un puits de lumière sous forme de plafond de verre où des eaux mouvantes circulent, se reflétant sur les murs.

Jean Deant, la Traversée
Bruce Naumann, One hundred fish Foutain

Au premier niveau, de grandes baies vitrées cadrent de belles vues du paysage environnant tout en permettant de faire pénétrer la lumière naturelle.

Vue de la terrasse

L’exposition inaugurale « Sea of Desire » qui se décline en huit chapitres, présente un riche panorama d’œuvres d’artistes « en rébellion ».

Surtout des Américains : Basquiat, Andy Warhol, Gerhard Richter, Willem de Kooning, Keith Haring, Roy Lichtenstein (plusieurs œuvres), mais aussi des artistes européens (un beau portrait de Martial Raysse, une salle ronde où Miquel Barceló a réalisé une peinture de fonds sous-marins...)
Sont exposées aussi les œuvres de nouvelles générations d’artistes japonais, Chinois, européens etc., et même une Vénus de Botticelli.

Barceló, Not yet titled

La photographie est présente avec d’émouvantes photos de guerre de Massimo Berruti, Robin Hammond, Eman Mohammed et Davide Monteleone et d’images épurées de Josef Koudelka et de Newsha Tavakolian (la Fondation décerne un prix de photojournalisme).

Roy Lichtenstein, Crying girl

Quelques belles installations ou sculptures monumentales ponctuent le parcours : Cent poissons de Bruce Nauman, un bel escalier dominé de cerfs volants de Jacob Hashimoto...).

Jacob Hashimoto, Impermanent shatered peace between futur and past

A l’extérieur, une sculpture de Miquel Barceló, l’Alycastre, le dragon légendaire de Porquerolles, nous accueille à l’entrée, et dans les jardins alentours, entre les pins, les cistes et les oliviers sont installées de nombreuses d’œuvres qui dialoguent entre elles : labyrinthe de miroirs de Juppé Hein, les œufs géants de Nils Udo, les très intéressants visages taillées au burin et au marteau-piqueur sur les façades d’une petite maison (de Alexandre Farto Aka Vhils), les belles têtes d’alchimiste de Jaume Plensa, etc.
Une très agréable visite mêlant paysage, architecture et œuvres d’art dans un site exceptionnel.

Installation Jeppe Hein, Path of emotion

Le site de Porquerolles est ouvert au public du 2 juin au 4 novembre. Il est conseillé de réserver en téléphonant au 04 95 04 95 94

Nils-Udo, La Couvée

Photo de Une (détail Jean Deant) © Toutes photos de l’article Alain Amiel

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