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Musée RETIF

Le Musée Rétif est un nouveau lieu dédié à l’art, dont la création a permis d’étoffer et de renouveler l’offre culturelle locale tout en favorisant le rayonnement artistique de la province.

L’ambition du Musée Rétif est de participer à la diffusion culturelle en permettant un accès facilité des publics vers l’art. Dans ce but, le Musée propose – sur simple demande et sans surcoût – des visites personnalisées et approfondies en français ou en anglais.

La salle d’exposition principale consiste en un vaste espace de 900m², qui peut se structurer à loisir grâce à des panneaux mobiles. Le système de panneaux et de cimaises mobiles allègent considérablement les contraintes techniques relatives aux accrochages et décrochages des expositions. L’ambiance feutrée de la pièce – qui offre une excellente acoustique – et le choix du bleu nuit sont riches de potentialités.

La neutralité du coloris, ainsi que l’aspect minimaliste de l’architecture de la salle, offrent une grande liberté quand aux choix d’expositions.

L’espace muséal est également composé d’un hall spacieux qui peut se destiner à accueillir des expositions temporaires présentant la jeune scène artistique. Il offre ainsi la possibilité de renouveler et de diversifier fréquemment les propositions au public, tout en promouvant de jeunes artistes.

- Visitez virtuellement le musée en cliquant sur le lien : http://museeretif360.riviera4u.com/

Le Musée Rétif peut ainsi devenir un tremplin artistique, aux avant postes de la création.

Le Musée, conçu aux normes handicap 2015, offre également un grand confort de visite. Il est notamment doté d’un vaste parking pouvant accueillir bus et voitures et permettant un accès direct à la salle d’exposition.

A égale distance du bassin Grasse-Cannes et du pays niçois, à un quart d’heure de l’autoroute A8, le Musée Rétif est en plein cœur de la Côte d’Azur, dans une ville artistiquement prestigieuse, et compte ainsi devenir un lieu d’art incontournable.

- Voir une présentation vidéo complète du Musée en cliquant ci-dessous :

L’exposition en cours : 1960-2010 : « Cinquante ans de l’Ecole de Nice » jusqu’en décembre 2010

Découvrez Une exposition célèbre les 50 ans de l’école de Nice sur Culturebox !

Mini site web exposition www.ecoledenice.fr

- 1960-2010 : « Cinquante ans de l’école de Nice »

Depuis le 8 Juin 2010 et jusqu’en décembre, le Musée Rétif consacre son espace à l’exposition anniversaire des 50 ans de l’Ecole de Nice. 1960 est en effet la date cruciale où tout commence : le 16 octobre, Pierre Restany publie le Manifeste du Nouveau Réalisme, qui compte parmi ses figures de proue les niçois Arman, Klein et Raysse. 1960, c’est aussi la date-clé à laquelle Alexandre de La Salle ouvre sa galerie Place Godeau à Vence. Celle-ci accueillera, en mars 1967, la première exposition dédiée à ce groupe protéiforme, exposition significativement intitulée « Ecole de Nice ? ».

C’est donc un retour aux sources qu’effectue Alexandre de La Salle, commissaire de l’exposition, en présentant, à Vence même, trente-et-un artistes qui forment le cœur vivant de l’Ecole de Nice : Marcel Alocco, Arman, Ben, César, Albert Chubac, Noël Dolla, Robert Erébo, Jean-Claude Farhi, Claude Gilli, Yves Klein, Robert Malaval, Martial Raysse, Bernar Venet, André Verdet, Louis Chacallis, Max Charvolen, Serge Maccaferri, Martin Miguel, Vivien Isnard, Pierre Pinoncelli, Serge III, Sosno, Max Cartier, Jean Mas, Bruno Mendonça, Nivèse, Guy Rottier, Edmond Vernassa, Bernard Taride, Frédéric Altmann. Frédéric Altmann pas seulement dans la liste des artistes comme photographe témoin, auteur d’un riche éventail de portraits d’artistes de l’Ecole de Nice depuis sa fondation, mais comme lien premier entre Alexandre de la Salle et le Musée Rétif, et comme acteur à l’époque de concerts Fluxus avec Ben, Serge III, Jean Mas etc. , et, depuis le début, initiateur d’expositions dans le monde entier, conférences, publications, propres à faire connaître ce Mouvement qu’il a soutenu dès son origine, à preuve cette « Exposition de documents autour de l’Ecole de Nice » qu’il organisa chez les Vaguants en décembre 1967. Les deux tomes de « Chroniques niçoises », éditées par le MAMAC, doivent entre autres énormément à ses archives.

L’ambition de cette exposition est de mettre en lumière la diversité qui caractérise cette « Ecole », aux contours mouvants, et de saluer, cinquante ans après, sa richesse à la fois plastique et conceptuelle. Durant six mois, le Musée Rétif sera heureux d’accueillir des œuvres majeures issues de collections privées, des happenings et autres performances, des présentations de documents, projections, conférences et débats ; vaste programme qui invite les amateurs à une réflexion historique.

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Soirée de vernissage de l’exposition des 50 ans de l’Ecole de Nice

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- ALEXANDRE DE LA SALLE COMMISSAIRE DE L’EXPOSITION

Alexandre de la Salle, qui ouvrit à Vence en 1960 une galerie d’art qui allait faire éclore les débuts de l’École de Nice, est le fils d’Uudo Einsild, marchand entre autres de Modigliani, Soutine, personnage exceptionnel, né en Estonie, qui fit d’abord la révolution russe, puis participa à la libération de son pays, s’engagea dans les Brigades Internationales, s’engagea dans la deuxième guerre mondiale, et pendant l’Occupation, emmena Chaïm Soutine à Civry, en Bourgogne, pour le cacher, avec son épouse, Berthe Sourdillon, un magnifique peintre, et ses deux enfants, Alexandre et sa sœur Edmée que Soutine fit poser pour lui lorsqu’ils rentraient de l’école dans les chemins creux. Les enfants des sous-bois dans les tableaux de Soutine, c’est toujours Alexandre et sa sœur.

A 30 ans Alexandre de la Salle s’installa à Vence, continua de s’occuper des peintres de son père, Soutine, Kikoïne, son épouse Rosa, son fils Jacques (devenu Yankel), Krémègne, Wols, Atlan, Bissière, Gromaire, Magnelli, Picasso, Vlaminck, Derain etc. tout en commençant à fréquenter les jeunes artistes en ébullition autour de lui, à Vence, tous ces gens si bien situés par Ben sur la carte des Alpes-Maritimes qui servit de couverture au catalogue de l’exposition « A propos de Nice » au Centre Georges Pompidou en 1977.

En mars 67 lorsqu’il fédéra la première École de Nice, comme en témoigne Arman en 2000 dans le film de Pierre Marchou, il a déjà exposé Robert Malaval, avec lequel il est devenu ami, et avec lequel il échange une correspondance régulière. Sa première exposition « École de Nice » en 1967 et son succès immédiat vont l’inciter à soutenir ce mouvement naissant, et ses artistes pris individuellement, durant des décades, d’autres se joignant au noyau initial.

Parallèlement Alexandre de la Salle retrouve un homme qu’a connu son père à Paris, Carmelo Arden Quin, fondateur en 1946 à Buenos Aires du Mouvement MADI, et il va aussi soutenir ce mouvement et Arden Quin à travers la Fiac et de multiples expositions dans sa galerie de Saint-Paul, ainsi que des membres de la Figuration narrative comme Peter Klasen, ou de la géométrie pure et dure comme Aurélie Nemours et Alberte Garibbo.

Ce qui ne va pas l’empêcher non plus de continuer de découvrir de multiples individualités fortes et talentueuses dans des champs diversifiés. En 1999, le directeur du CIAC (Centre International d’Art Contemporain), Château de Carros, Frédéric Altmann, lui rendra hommage par une exposition intitulée « Le Paradoxe d’Alexandre, Un parcours : 1960-1999 »), déployant ses quarante années d’activités à travers des œuvres de tous les artistes passés par ses galeries durant tout ce temps-là. Et qui mit en visibilité son immense amour de l’art, résumé par lui-même en une courte apostrophe dans le catalogue raisonné de son œuvre de galeriste : « Artiste... Ta tâche est impossible ! Tu veux donner, ou redonner vie à des « choses » inertes, ou à des vivants déjà au-delà de ce vivant-là, même si tu les as captés il y a une minute à peine. Et pourtant... Le regard est si juste - qui sait trouver l’être à saisir, qui sait décoller la peau du réel, et qui, inquisiteur inquiet, subtil et généreux, sait lier et relier ces instants du Temps - que l’impossible sous l’œil incrédule et médusé devient pure Vérité du Monde. C’est comme si, enchanteur, tu nous laissais sur les rivages désertés où l’ombre, la lumière, et parfois la couleur, font naître des sortilèges périssables... impérissables ».

Informations pratiques :

- Musée RETIF

1670 Avenue Rhin et Danube Route de Tourrettes sur Loup 06140 VENCE

- Tel : 04 93 58 44 20

- e-mail : contact@museeretif.com

- Site Web : www.museeretif.com

mardi 16 juin 2009

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