OUVERTURE DE LA SAISON LYRIQUE
prec suivDialogues des Carmélites
Créé à Milan, au Teatro alla Scala, le 26 janvier 1957, en italien, créé dans la version originale à l’Opéra de Paris, le 21 juin 1957, l’Opéra de Nice vous propose l’ouverture de sa saison lyrique 2010 avec cette oeuvre magistrale de Francis Poulenc.
De Francis Poulenc - Jeudi 7, 20h Dimanche 10, 15h Mercredi 13, 20h Samedi 16, 20h Opéra Nice Côte d’Azur
Argument
ACTE I
Premier tableau.
Avril 1789. La bibliothèque du Marquis de la Force. Le Chevalier de la Force confie à son père le Marquis de la Force son inquiétude quant à sa soeur Blanche, jeune fille de nature craintive, sortie en carrosse malgré la foule envahissant les rues. Ces circonstances rappellent au Marquis les événements ayant précédé la naissance de Blanche et la mort de son épouse : leur convoi bloqué en pleine rue fut la proie d’un accès de colère brusque de la foule. Blanche survient puis décide d’aller se reposer. On entend un cri de la jeune femme, surprise par l’ombre d’un serviteur. Blanche annonce peu après à son père sa décision de se retirer au Carmel.
Deuxième tableau. Quelques semaines plus tard. Le parloir au Carmel de Compiègne. Blanche répond aux questions de la Prieure, qui l’avertit des duretés de la vie au Carmel, la mettant en garde contre la tentation de considérer cette vie comme héroïque. Le Carmel n’est pas un conservatoire de vertu mais une maison de prière. Blanche a déjà choisi son nom de Carmélite : Soeur Blanche de l’Agonie du Christ.
Troisième tableau. La buanderie du couvent.
Blanche et Constance, toutes deux novices, s’occupent de tâches ménagères. Constance avoue son éternelle bonne humeur. Évoquant la mort imminente de la Prieure, Blanche reproche à Soeur Constance sa légèreté. Troublée, Constance veut se sacrifier pour la Prieure et invite Blanche à faire de même. Blanche repousse cette idée avec terreur.
Quatrième tableau. L’infirmerie du couvent.
La Prieure mourante est alitée. Sa méditation sur la mort ne lui aura servi à rien, juge-t-elle. Mère Marie essaie d’apaiser de sa terreur. La Prieure confie Blanche à Mère Marie et l’en désigne responsable devant Dieu. À Mère Marie qui lui demande de ne plus s’inquiéter que de Dieu, elle répond : « Qu’il s’inquiète donc d’abord de moi ! » Prise d’une hallucination, elle voit du sang et la chapelle profanée. Blanche entre à nouveau. La Prieure veut lui parler mais elle s’effondre, terrassée par la mort.
ACTE II
Premier tableau. La chapelle du couvent.
Blanche et Constance sont restées au chevet de la Prieure. Constance sort chercher les religieuses qui doivent les remplacer. Restée seule face au cadavre, Blanche essaye de prier mais terrifiée, elle court vers la porte quand Mère Marie fait irruption. Cette dernière rappelle à Blanche qu’elle devra demander pardon à Dieu.
Premier interlude
Blanche et Constance portent des fleurs sur la tombe de la défunte. Évoquant la mort de la Prieure, Constance dit : « Qui aurait pu croire qu’elle saurait si mal mourir ! On dirait qu’au moment de la lui donner, Dieu s’est trompé de mort. (...) On ne meurt pas chacun pour soi, mais les uns pour les autres, ou même les uns à la place des autres. »
Deuxième tableau. La salle du chapitre.
La communauté s’est réunie pour la cérémonie d’obédience à la nouvelle Prieure. « Méfions nous de tout ce qui pourrait nous détourner de la prière, dit-elle, méfions-nous même du martyre. La prière est un devoir, le martyre est une récompense. »
Deuxième interlude et troisième tableau.
Un homme à cheval est annoncé au parloir et désire parler à la Révérende Mère Prieure. Il s’agit du Chevalier de la Force, qui pressé par les événements de la Révolution, désire rencontrer Blanche avant de partir à l’étranger. La Prieure demande à Mère Marie d’assister à l’entretien. « Notre père juge que vous n’êtes plus ici en sûreté », annonce le Chevalier. « Il y a dans vos manières présentes je ne sais quoi de contraint et de forcé », ajoute-t-il, affirmant que la peur retient Blanche au Carmel. Blanche répond : « Je suis une fille du Carmel qui va souffrir pour vous et à laquelle je voudrais vous demander de penser comme à un compagnon de lutte, car nous allons combattre chacun à notre manière, et la mienne a ses risques et ses périls comme la vôtre. »
Quatrième tableau. La sacristie.
Les prêtres sont proscrits. L’Aumônier vient dire sa dernière messe dans la clandestinité. Mère Marie qui suggère que « pour que la France ait encore des prêtres, les filles du Carmel n’ont plus à donner que leur vie », la Prieure réplique : « Ce n’est pas à nous de décider si nous aurons ou non, plus tard, nos pauvres noms dans le bréviaire. » La foule tente de pénétrer dans le couvent. Des commissaires entrent et annoncent l’expulsion des religieuses. En partant pour Paris, la Prieure confie la communauté à Mère Marie. En entendant le « Ça ira ! » et les cris de la foule, Blanche laisse tomber la statuette du Petit Roi de Gloire, qui se brise.
ACTE III
Premier tableau. La chapelle dévastée.
Mère Marie prend la responsabilité de faire prononcer le voeu du martyre aux religieuses. Cela exige l’unanimité lors d’un vote secret. L’une des religieuses a rejeté la perspective du martyre. Constance fait l’aveu public de son refus puis revient sur son choix. En présence de l’Aumônier, les religieuses sont invitées à offrir leur vie à Dieu, mais Blanche s’enfuit.
Premier interlude
À l’extérieur du couvent, l’Officier félicite de leur discipline les religieuses expulsées, mais les avertit qu’elles seront surveillées. La Prieure veut avertir l’Aumônier mais Mère Marie s’insurge, au nom du voeu prononcé, contre tant de prudence. La Prieure lui répond : « Chacune de vous répondra de son voeu devant Dieu, mais c’est moi qui répondrai de vous toutes et je suis assez vieille pour savoir tenir mes comptes en règle. »
Deuxième tableau. La bibliothèque du Marquis de la Force.
Au milieu de la pièce totalement saccagée, Blanche, réduite à l’état de servante et vêtue comme une femme du peuple, surveille la cuisson d’un ragoût. Mère Marie fait irruption en civil et lui dit qu’elle est venue la chercher. Dans la demeure de son père guillotiné il y a peu, Blanche s’estime cependant en sécurité – « la peur n’offense pas le bon Dieu » – et supplie qu’on la laisse en paix. Mais Mère Marie est confiante et lui indique où la retrouver.
Troisième tableau. Une cellule à la Conciergerie
La Prieure affirme qu’elle prend à sa charge le voeu du martyre prononcé en son absence. Elle tente de rassurer les religieuses emprisonnées : « Au Jardin des Oliviers, le Christ n’était plus maître de rien. Il a eu peur de la mort. » Constance affirme avoir rêvé du retour de Blanche parmi ses soeurs. Le Geôlier entre et annonce la condamnation à mort des Carmélites en énonçant le nom d’état-civil de chacune d’entre elles. Troisième interlude. Une rue du quartier de la Bastille. L’Aumônier annonce la sentence à Mère Marie et la dissuade de rejoindre les Carmélites, malgré le voeu du martyre qu’elle a formulé en leur présence. Quatrième tableau. Place de la Révolution, le 17 juillet 1794. Les religieuses chantent le Salve Regina et montent à tour de rôle à la guillotine. Les voix s’arrêtent net l’une après l’autre, Constance étant la dernière. Blanche apparaît, qui la suit dans la mort en chantant les quatre derniers vers du Veni creator.
FRANCIS POULENC (1899-1963) Opéra en 3 actes et 12 tableaux Livret de Georges Bernanos Texte de l’oeuvre de Georges Bernanos porté à l’Opéra avec l’autorisation d’Emmet Lavery. D’après une nouvelle de Gertrude von Le Fort et un scénario de Philippe Agostini et du R.V. Bruckberger
Production De Nederlandse Opera, présentée pour la première fois en France
Direction musicale Michel Plasson*
Décors Michael Levine*
Costumes Falk Bauer*
Lumière Jean Kalman* réalisée par Jurgen Kolb*
Chorégraphie Philippe Giraudeau*
Le marquis de La Force Jean-Philippe Lafont
Blanche de La Force Karen Vourc’h*
Le chevalier de La Force Frédéric Antoun*
L’aumônier du carmel Paul Agnew*
Le geôlier Jean-Philippe Lafont
Madame de Croissy Sylvie Brunet*
Madame Lidoine June Anderson
Mère Marie de l’Incarnation Sophie Koch*
Soeur Constance de Saint Denis Hélène Guilmette*
Mère Jeanne de l’Enfant Jésus Julia Brian*
Soeur Mathilde Bérengère Mauduit*
Premier commissaire Thomas Morris
Deuxième commissaire Bernard Imbert
Thierry Ioan Hotensche
Monsieur Javelinot Thierry Delaunay
Orchestre Philharmonique de Nice
Choeur de l’Opéra de Nice
* Débuts à l’Opéra de Nice
[Informations pratiques] Opéra Nice Côte d’Azur 4-6 rue Saint-François de Paule 06300 Nice Renseignements / Réservations 04.92.17.40.79 Réservation en ligne www.opera-nice.org Tarifs : De 5 € à 78€ Contacts : Véronique Champion Responsable Communication Tél 04.92.17.40.45 veronique.champion@ville-nice.fr
Prochaine production lyrique Opéra Nice Côte d’Azur Fidelio Opéra en deux actes de Ludwig Van Beethoven en version de concert NOVEMBRE 2010 Samedi 6, 20h
vendredi 8 octobre 2010
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