EXPOSITION TEMPORAIRE
prec suivAdrian SCHIESS
Les travaux les plus connus d’Adrian Schiess sont sans doute ses « flache Arbeiten » (oeuvres plates). Travaux qui lui ont souvent valu d’être considéré, à tort, comme un artiste concret ou minimal, et quelque peu aride. Pourtant son oeuvre recèle des travaux très éloignés de cette aridité, des travaux poétiques et même lyriques aux éléments parfois baroques, profondément visuels, évoquant immédiatement Monet, De Kooning, ou Fautrier.
Galerie Catherine Issert - Saint Paul de Vence du 18 septembre au 23 octobre 2010
Ses titres en appellent à la nature - été, mimosa, lever de lune… - et plus encore
au temps, dont l’oeuvre reflète une approche particulière. Cosmique avant tout, chaque peinture fait
partie d’un tout –et c’est là un élément presque romantique des Flache Arbeit, un éternel « work in
progress » qui ne cherche ni à se stabiliser ni à se définir, bien au contraire. Ce qui intéresse plutôt
l’artiste, c’est de « réunir la peinture et la réalité. »*
L’expérience du présent comme seul idéal
L’expérience du présent comme seul idéal se pose comme la véritable trame : les reflets sur la laque des peintures s’allument et s’éteignent, se déplacent, changent, disparaissent. L’artiste y voit « les images éternellement fuyantes de la réalité et du présent »*. Un idéal à la fois « triste et beau »*, « mélancolique »* par son aspect irrémédiable, et par l’incontournable absence de vérité dont il ouvre le gouffre devant nous. Proche de la pensée zen, mais aussi du courant occidental de la philosophie tragique (Montaigne écrivait "Je ne peins pas l’être, je peins le passage"), Adrian Schiess nous fait sentir par des moyens purement visuels, en dehors de tout discours et peut-être ainsi de tout concept – (doit-on considérer que sentir et comprendre sont réellement deux démarches différentes, ou qu’elles sont au contraire intimement mêlées ?) les limites non seulement de la peinture mais aussi de notre existence.
Le résultat alors importe peu
Le résultat alors importe peu : importe bien plus le processus, témoignage de la vie, et la vision totale d’une oeuvre unique, assimilable à l’univers infini, dont la sienne propre ne serait qu’un fragment. L’utilisation de matériaux technologiques et modernes, au lieu d’établir notre capacité à dominer les événements et à maîtriser notre condition, met en lumière la sujétion de l’individu à l’ensemble, ce que Schiess appelle « cette éternelle histoire du drame humain »* : infinitésimale parcelle d’un tout, il y retournera toujours, quelles que soient ses agitations vaines ou ses aspirations, ses réussites. Plus éternels peut-être, la volonté qui préside à nos gestes, le renouvellement incessant des formes, l’expérience de peindre mais aussi celle de regarder : l’élément révèle le tout, et l’instant l’éternité. Claire Bernstein *Les phrases citées proviennent de divers interviews d’Adrian Schiess.
Expositions personnelles récentes
2011
Fonds Régional d’Art Contemporain PACA, Marseille
2010
Musée d’Art Moderne, St. Etienne (Kat.) Galerie Tanit, München Galerie Catherine Issert, Saint-Paul
2009
Musée national Fernand Léger, Biot (Kat.) Galerie Wilma Tolksdorf, Berlin
2008
Distrito cu4tro, Madrid Le Parvis Centre d’Art Contemporain, Tarbes (Kat.)
2007
La Station, Nizza Indianapolis Museum of Art, USA (Kat.)
2006
Galerie Tanit, München Donation Mario Prassinos, Saint Rémy de Provence (Broschüre) Intuition und Form. Erwin Bohatsch - Adrian Schiess, Sammlung Ploner, Wien (Kat.)
2005/2006
Atelier Amden : Das Kunstwerk und sein Ort, mit Annelies Strba, Amden
Galerie Catherine Issert 2 ROUTE DES SERRES . F - 06570 SAINT PAUL . T 33(0)4 93 32 96 92 . catherine@galerie-issert.com . www.galerie-issert.com
lundi 13 septembre 2010 , par
A la Une sur Art Côte d'Azur
Haut de page-
Marseille : "Wait...and Sea" (...)
-
Mouans-Sartoux : 22e Nuits (...)
-
Philippe Katherine
-
Nice : Musée des Arts asiatiques
-
Une histoire de merveilleux (...)
-
Laurence De Leersnyder et la (...)
-
Une histoire de merveilleux (...)
-
Côte d’Azur : 1329 jours de (...)
-
Mandelieu : première biennale (...)
-
Museaav : Thomas Modschiedler (...)















