| Retour

Fin de cet événement Mai 2015 - Date du 13 mai 2015 au 24 mai 2015

Festival de Cannes 2015 : les Sections parallèles

Quelques jours après la sélection officielle du Festival de Cannes, les sections parallèles – la Quinzaine des Réalisateurs et la Semaine de la Critique - ont dévoilé leur propre menu et il s’avère très appétissant !

Pour ne pas encore essuyer le reproche de retenir toujours les mêmes habitués en compétition, le délégué général du Festival, Thierry Frémaux, a renoncé à sélectionner les films de quelques réalisateurs de renom dont Edouard Waintrop, délégué de la Quinzaine, s’est aussitôt emparé.

Ainsi, comme nous l’annoncions déjà, « L’ombre des femmes », le nouveau film - sur la complexité du sentiment amoureux - de Philippe Garrel avec Stanislas Merhar et Clotilde Courau, fera l’ouverture le jeudi 14 mai. Déjà programmé à la première Quinzaine des Réalisateurs de l’après mai 68, Garrel présentait alors « Le lit de la vierge », il est naturel de lui rendre ainsi hommage cette année. Dès le lendemain, est annoncé le nouvel opus d’Arnaud Desplechin « Trois souvenirs de ma jeunesse », un excellent film (d’après les rumeurs qui circulent déjà) avec Mathieu Amalric et une ribambelle de jeunes au générique.

Retour à la Quinzaine de Miguel Gomes qui y présentait « Ce cher mois d’août » en 2008, cette année sa libre adaptation des « Mille et une nuits » dure six heures et il faudra trois jours de projection pour les trois volumes (L’inquiet, Le désolé, L’enchanté) d’histoires gaies et tristes dans le Lisbonne de la crise, avec Shéhérazade à la rescousse.

Films également très attendus : « Le Tout Nouveau Testament » de Jaco Van Dormael, avec Benoît Poelvoorde, Yolande Moreau et Catherine Deneuve dans de réjouissants rôles d’apôtres ! « Fatima » du sensible Philippe Faucon qui présente un émouvant portrait de femme. « Les Cowboys », premier film de Thomas Bidegain, un des plus grands scénaristes actuels (Audiard, Bonello), raconte l’histoire d’un père (François Damiens, méconnaissable) qui poursuit sa fille en fuite avec un islamiste. Ce film est le coup de coeur personnel d’Edouard Waintrop !

Poursuivons la liste : « A perfect Day » de Fernando Leon de Ananoa réunit Tim Robbins, Benicio del Toro et Mélanie Thierry pour parler des souffrances d’un groupe d’humanitaires dans une zone de guerre. « Green Room » est un thriller gore de l’Américain Jeremy Saulnier, deux ans après « Blue Ruin », « Much Loved » film poignant sur quatre prostituées à Marrakech du Franco-Marocain Nabil Ayouch, qui avait présenté à la Quinzaine « Les Chevaux de Dieu », il y a 3 ans.

A perfect day - photo LEON DE ARANOA Fernando

« Mustang » de Deniz Gamze Ergüven sur trois soeurs dans la Turquie contemporaine, « The Here After » premier film du Suédois Magnus von Horn dont la brillante mise en scène parle des conséquences d’un crime sur un adolescent. Très original et très réaliste, « Songs My Brothers Taught Me » de Chloé Zhao sur des réserves indiennes en Amérique Latine où drogue et alcool font des ravages. « Allende mi abuelo Allende » est un documentaire de la Chilienne Marcia Tambutti, une jeune fille étonnée du silence qui règne dans sa famille (meurtrie) sur la mort de son grand-père, Salvador Allende. « El abrazo de la Serpiente », de Ciro Guerra, se déroule entre la Colombie et le Pérou où l’on rencontre un chaman.
Réjouissons-nous du retour du lithuanien Sharunas Bartas avec une nouvelle très tchékhovienne sur le délitement des sentiments, « Peace to Us in Our Dreams », un film poignant centré sur l’essentiel. Par contre avec un humour qui va crescendo, « Yakuza Apocalypse » de Takashi Miike est un film complètement fou sur un yakuza vampire. Pour la clôture de cette sélection de films des quatre coins du monde, est programmée une dynamique comédie , « Dope » d’un jeune réalisateur d’origine nigérienne Rick Famuyiwa.

La Semaine de la Critique a pour spécificité de montrer uniquement des premiers ou seconds films, révélant des réalisateurs inconnus.

C’est donc la sélection de la découverte avec au programme, pour cette 54ème édition, 11 longs-métrages et 10 courts et ce sont des films français qui feront l’ouverture et la clôture. Décidément, le cinéma français est à l’honneur dans toutes les sélections !

« Les Anarchistes », le second film d’Elie Wajeman (après « Alyah »), ouvrira le bal qui se clôturera avec « La vie en grand », une comédie - pour terminer joyeusement la Semaine ! – réalisée par Mathieu Vadepied, un fameux directeur de la photo, et interprétée par Tahar Rahim et Adèle Exarchopoulos.

Avec un premier film en tant que réalisateur, le comédien Louis Garrel a été sélectionné pour « Deux amis » co-écrit avec Christophe Honoré et inspiré des « Caprices de Marianne » de Musset. Présenté en séance spéciale, le film est interprété par Golshifteh Farahami, Vincent Macaigne et Louis Garrel lui-même. « Ni le ciel, ni la terre » de Clément Cogitore est l’histoire d’un groupe de soldats français victimes de disparitions dans le désert durant la guerre en Afghanistan, parmi eux Jérémie Rénier et Kevin Azaïs.

Le reste de la sélection établie par Charles Tesson, délégué général de la Semaine, représente aussi un grande partie du globe, avec un film italien « Mediterranea » de Jonas Carpignano, un argentin avec « Paulina » de Santiago Mitre, un palestinien avec « Dégradé » de deux frères Arab et Tarzan Abunsser, un canadien avec « Sleeping Geant » d’Andrew Cividino, de Cesar Augusto Acevedo, un américain « Krisha » de Trey Edward Shults et enfin, en séance spéciale, le sud-coréen « Coin Locker Girl » de Han Jun-hee.

Lors de la séance de clôture, un prix sera remis par un jury présidé cette année par Ronit Elkabetz, comédienne et réalisatrice.

Photo de Une : quelques uns des films de la quinzaine 2015
http://www.quinzaine-realisateurs.com/

http://www.semainedelacritique.com/

http://www.festival-cannes.fr/fr.html

Artiste(s)