ArtCotedAzur

Art contemporain

prec suiv

Première exposition personnelle Xavier Theunis

La Galerie Catherine Issert est heureuse de présenter la Première exposition personnelle de l’artiste Xavier Theunis, exposition réalisée avec le concours du Centre National des Arts Plastiques, Ministère de la culture et de la communication (aide à la première exposition). Artiste issu de la Villa Arson, ayant déjà pris part à de très nombreuses expositions collectives (il était un des artistes invités cet été 2008- exposition Still loving you de Pierre Descamps, à la Galerie de la Marine à Nice), Xavier Theunis s’expose seul dès le 13 février !

Galerie Catherine Issert - Saint Paul de Vence du 13 02 09 > 28 03 09

Défaire v.t. 1.a. ramener à l’état premier ce qui était assemblé, construit. // b. déballer le contenu de : défaire un paquet, ses valises. // 2. Modifier ou détruire l’assemblage, l’ordre de : défaire son lit. // 3. Litt. Mettre en déroute : défaire l’ennemi. // 4. Litt Délivrer, débarasser de : Défaire la région d’un dangereux bandit.

JPEG - 84.1 ko
Sans titre (Ride)
Antirouille, zinc, acier Longueur du tube 6 m - D = 5 cm Courtesy Galerie Catherine Issert

(...) La dernière pièce, ambitieuse dans ses intentions comme dans ses dimensions, conçue par Xavier Theunis pour la Galerie Catherine Issert, offre, en ce sens, un bon exemple de l’activité de distanciation propre à son processus d’invention artistique. La pièce aura la forme d’un volume construit important, installé en porte-à-faux dans l’espace central de la galerie, reprenant à une échelle réduite la morphologie spatiale d’une partie des lieux. Ce volume revêt la double qualité d’être à la fois une sculpture et un espace de présentation puisqu’il contient et expose plusieurs images produites par l’artiste. Dans cette mise en abyme ou l’espace de présentation est en même temps représentation de l’espace, le statut de l’oeuvre est questionné tant du point de vue de son autonomie artistique que de sa situation à l’intérieur d’une catégorie précise, celle de la sculpture. (...)" Jean-Marc Reol

L"oeuvre de Xavier Theunis

Né en 1978 en Belgique Vit et travaille à Nice.

"L’oeuvre, si jeune encore, de Xavier Theunis est impressionnante au premier abord par l’intention de maîtrise formelle qui sous-tend chacune de ses réalisations. Dans un contexte contemporain où l’art s’illustre souvent par une sorte de laisser-aller donnant à des ébauches approximatives le statut d’oeuvres à part entière sous les prétextes divers de la spontanéité, de la parodie critique ou de la force, Theunis révèle avec un panache non dénué de provocation le défi d’un certain formalisme attaché au travail bien fait. Ce formalisme apparent qui nimbe l’oeuvre entière d’un peu de froideur aristocratique est sans doute la réinterprétation par l’artiste de la formation qu’il a reçue à La Villa Arson, puis comme assistant d’artistes maîtres de la rigueur (John Armleder, Pascal Pinaud, ….). Pourtant la qualité de la facture, si elle est indicative d’une éthique assez intransigeante de la forme accomplie, ne doit pas masquer la richesse du travail et la complexité de ses arrière-plans.

De ce point de vue il faut pointer en premier lieu le climat de réflexivité émanant de l’oeuvre, qu’il s’agisse d’allusions à l’histoire de l’art mettant en perspective la rigueur de l’Art Minimal, la problématique du détournement des objets dans la sculpture d’inspiration mobilière des années 80, l’intelligence spatiale du « In Situ » des années 90 ou certains accents Néo Pop des années 2000, toutes ces facettes affleurent quelquefois simultanément, non pas sous l’espèce de citations historiques, mais sous celles plus subtiles de réminiscences, d’allusions, de collages, de reprises, de réinterprétations qui forment le fond mémorial du travail et fondent la qualité de sa relation à l’histoire.

Pourtant ces éléments de sérieux dans l’ordre formel et intellectuel du travail ne sont opératoires du côté de l’oeuvre que parce qu’ils sont travaillés par un humour particulier, source de décalages et de sauts qualitatifs programmant l’invention poétique et les déplacements polymorphes caractéristiques des réalisations proposées par l’artiste. Cet humour peut fonctionner sur le principe d’une légère froideur insolite quand il propose la réaffectation esthétique d’objets fonctionnels déréalisés par leur présentation (évocation d’une cheminée en lévitation, empilement sculptural d’objets en verre, images de catalogues transformées en natures mortes fantomatiques, figurations d’agencement, mobiliers stylisés par la représentation informatique….). Il peut ouvrir aussi une forme de recyclage, un « art d’accommoder les restes » avec les collages de chutes d’atelier donnant une suite somptueuse de dessins néo-constructivistes.

Il peut encore évoquer une poésie du sublime à connotations romantiques , images d’immensités nocturnes faiblement étoilées, à partir de l’inversion d’une photographie numérique sans sujet où apparaissent simplement quelques grains de poussière, ou, dans le même ordre d’idée mais à rebours, partant d’une photographie de maison dans un paysage, mettre en évidence l’étrangeté sculpturale de ce volume blanc révélé par la lumière d’un rayon de soleil sous un ciel crépusculaire.

JPEG - 97.6 ko
Portrait Xavier Theunis
Courtesy Galerie Catherine Issert

Ce travail de décalage agit donc, non seulement sur la signification finale des oeuvres, mais aussi sur leur processus de fabrication, sur leur matériologie, comme sur leur mise en espace ; il intervient aussi dans chacun des médiums utilisés par l’artiste : sculpture, installation, dessin, photographie….. Comme un principe programmatique sans raideur, dont la souplesse s’adapte à toutes les situations projetées par l’artiste.

La dernière pièce, ambitieuse dans ses intentions comme dans ses dimensions, conçue par Xavier Theunis pour la Galerie Catherine Issert, offre, en ce sens, un bon exemple de l’activité de distanciation propre à son processus d’invention artistique. La pièce aura la forme d’un volume construit important, installé en porte-à-faux dans l’espace central de la galerie, reprenant à une échelle réduite la morphologie spatiale d’une partie des lieux.

Ce volume revêt la double qualité d’être à la fois une sculpture et un espace de présentation puisqu’il contient et expose plusieurs images produites par l’artiste. Dans cette mise en abyme ou l’espace de présentation est en même temps représentation de l’espace, le statut de l’oeuvre est questionné tant du point de vue de son autonomie artistique que de sa situation à l’intérieur d’une catégorie précise, celle de la sculpture.

- La force de Xavier Theunis est, dans cette perspective de questionnement de l’oeuvre, de ne rien lâcher, ni du point de vue de la rigueur de la pensée ni de celui de l’exactitude de la réalisation ; cette homogénéité et cette exigence pratico-théorique sont un point de consistance très prometteur pour l’avenir du travail." Jean-Marc REOL - Novembre 2007

Informations pratiques :

GALERIE CATHERINE ISSERT 2 ROUTE DES SERRES F-06570 SAINT-PAUL DE VENCE T 04 93 32 96 92 F 04 93 32 78 13 http://www.galerie-issert.com catherine@galerie-issert.com claire@galerie-issert.com

jeudi 19 mars 2009

A la Une sur Art Côte d'Azur

Haut de page

Conception : Komunicom